METTONS DES VISAGES ET DES NOMS SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Merci de relayer aussi largement que vous pouvez cette campagne "Mettons des visages et des noms sur les prisonniers politiques ivoiriens" à l'approche de ces fêtes de NOËL que tant des nôtres passeront loin des leurs !

Alors que vient de se tenir un sommet UE-UA à ABIDJAN à l'occasion duquel la communauté internationale - MACRON en tête- ont encore oeuvré pour  relégitimer le régime ivoirien,  tandis que les institutions tant nationales qu'internationales, médias mainstream et autres ONG influentes continuent de nier les crimes de  ce régime criminel imposé à la tête de la Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011, la longue liste des victimes de cette inversion de la victime et du bourreau caractérisée continue de s'allonger.

Au recensement des personnes décédées, disparues, torturées, violées, expropriées, pillées, exilées,... il convient d'ajouter que des centaines de prisonniers politiques civils et militaires croupissent toujours dans les geôles ivoiriennes, dont un grand nombre sans jugement et sans mandat de dépôt. Le RAPPORT N°2-2017 SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES DU SECRETARIAT NATIONAL CHARGE DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE ET DES PRISONNIERS POLITIQUES [1] du 01 décembre 2017 fait état de 197 prisonniers politiques reconnus (c’est-à-dire bénéficiant d’un mandat de dépôt et régulièrement enfermés dans une maison d’arrêt officielle). Il ne s'agit donc là que des prisonniers politiques officiellement enregistrés auxquels il convient d'ajouter tous les civils et militaires arbitrairement incarcérés en dehors de toute procédure légale quand ils ne sont pas purement et simplement enlevés et assassinés comme Lath ESSOH [2]. A la privation de liberté s'ajoute les violences physiques et morales, l'absence de soins, de privation de nourriture décente, les mesures vexatoires, les humiliations permanentes et autres traitements dégradants du quotidien. 

Dans le cadre de l'accompagnement de demandeurs d'asile au quotidien que nous menons ici en FRANCE, la même inversion de la victime et du bourreau se poursuit puisque les décisions tant de l'OFPRA que de la CNDA (pour ce qui est du Conseil d'Etat, nous attendons de voir venir car nous sommes seulement en train de le saisir sur un cas d'espèces), les décisions de ces instances ne cessent de vanter la réconciliation promise et tenue par OUATTARA en allant même jusqu'à prendre l'exemple d'ASSOA ADOU selon elles rentré d'exil en toute quiétude et sans aucun préjudice [3]. Quand on sait qu'il est toujours incarcéré pour avoir seulement défendu la ligne souveraine et démocratique du FPI incarnée par GBAGBO il y a de quoi s'interroger sur la santé mentale de ces administrations qui président à la destinée de centaines de milliers de demandeurs d'asile toutes origines confondues !

Parce que les fêtes de Noël approchent et pour continuer de dénoncer sans relâche le sort de ces centaines de prisonniers politiques connus, les familles et proches de détenus ont décidé de lancer la campagne "METTONS DES VISAGES ET DES NOMS SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS".

Cette campagne médiatique relaie le travail harassant et constant des collectifs des familles et des proches qui oeuvrent pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens dont le COFED (Collectif des Femmes et des parents de Détenus de la crise postélectorale) [4] et l'AFFDO-CI (Association des Femmes et des Familles de Détenus d'Opinion en Côte d'Ivoire) [5]. Elle est largement diffusée sur les réseaux sociaux par des militants du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes telle Marie YAPO sur Facebook [6] dont on salue l'engagement sans faille aux côtés des ses parents et amis particulièrement touchés par cette tragédie. 




[3] Ainsi dans plusieurs de ses décisions de rejet de la demande d’asile de militants du FPI, la CNDA soutient que leurs craintes de persécution ne seraient pas crédibles dans la mesure où « le Président OUATTARA a tenu sa promesse de ne pas poursuivre les personnes qui rentreraient au pays après s’être exilées » et que « plusieurs partisans de Laurent Gbagbo sont rentrés sans incident après s’être exilés pendant 3 ans » selon des rapports de  2015 sur lesquels elle s’appuie.  Contrairement aux promesses de M. OUATTARA que la CNDA prétend tenues, certains partisans et collaborateurs du Président Laurent GBAGBO ont bien été arrêtés à leur retour d’exil et sont à ce jour toujours maintenues en détention dans des conditions qui font craindre pour leur vie.  Citons notamment le cas du Ministre Assoa Adou arrêté à son retour d’exil  comme le dénoncent ces deux communiqués du parti communiste français : http://www.pcf.fr/64522  et http://international.pcf.fr/64523    

[4] https://www.facebook.com/collectif.desfemmes.73 

[5] https://www.facebook.com/collectif.desfemmes 

[6] https://www.facebook.com/glorieusemarie.yapo
























 

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