TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

lundi 16 mai 2011

DUEKOUE COMME ORADOUR SUR GLANE N'EST PAS UN CAS ISOLE : LE MASSACRE CONTINUE EN COTE D'IVOIRE !

"Quand ça va pourrir, ça va sentir" dit l'adage africain
Et ça sent la mort en Côte d'Ivoire depuis des années et au delà de l'imaginable depuis quelques mois !

Le Nouvel Obs publie enfin un photo reportage sur la réalité de l'épuration ethnico-politique qui sévit actuellement en Côte d'Ivoire à travers l'exemple devenu symbole national de DUEKOUE. Nous dénonçons ces massacres depuis presque un mois et demi (voir lien suivant : "L'épuration ethnico-politique se poursuit" ! De nombreuses autres villes ont connu ou connaissent actuellement le même sort dans l'indifférence la plus totale voire avec la complicité de la Communauté Internationale, des média étonnamment silencieux après la diabolisation du régime GBAGBO, voire avec celle des ONG supposées intègres et fiables en matière de comptage des morts (au premier rang desquelles Human Rights Watch  financée par George SOROS le milliardaire grand ami de OUATTARA = voir l'article du Gri Gri International sur la partialité de HRW dans le dossier ivoirien du 25 mars 2011 sur le lien suivant).

Attention d'autres massacres sont en cours ou se préparent !
La manipulation médiatique continue et l'inversion des rôles, le bourreau se faisant passer pour la victime, a encore de beaux jours devant elle !

Nous en voulons pour preuve l'article du Patriote (Journal pro-OUATTARA et donc non frappé d'interdiction contrairement à tous les média n'ayant pas fait allégeance à ce dernier)  qui tente une nouvelle fois d'inverser la réalité en attribuant les massacres de BLOLEQUIN, TOULEPLEU, GUIGLO, SASSANDRA,... aux désormais célèbre "mercenaires libériens" prétendûment à la solde de GBAGBO et qui seraient les auteurs de toutes ces atrocités. A noter que dans l'article ci-dessous, on sent quand même nettement la menace poindre et absolument aucune intention d'accepter une once de responsabilité dans les massacres perpétrés par les forces rebelles pro-OUATTARA et désormais reconnus même par l'axe atlantico-sarko-ouattariste faute de pouvoir faire autrement au vu des preuves surabondantes.

Politique
Tueries des miliciens et mercenaires dans le Bas Sassandra - Il faut éviter le syndrome de l’ouest
Publié le jeudi 12 mai 2011  

Certains miliciens et mercenaires qui ont fui la commune de Yopougon tuent, volent et violent actuellement dans la région du Bas Sassandra. Dans leurs exactions, ils sont épaulés voire encouragés par certains fils de la région. Les miliciens et mercenaires à la solde de Laurent Gbagbo, tout au long de leur fuite, ont bénéficié de l’appui matériel et financier des populations allogènes des villes et villages. Notamment à Fresco, à Sassandra et à Méagui. Le fruit de cette collaboration dans le mal a causé la mort d’au moins 120 personnes. Même si certains de ces affreux ont été stoppés dans la région de Soubré, d’autres continuent toujours de courir. Certainement, il se trouvera des gens pour leur apporter aide et assistance. Peut-être même armes et munitions. Mais c’est l’occasion de dire à ces personnes qu’il ne faut pas se tromper de combat. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a besoin de quiétude. Après une décennie de crise, les Ivoiriennes dans leur grande majorité souhaitent que s’arrêtent définitivement les bruits de fusils et de canons. C’est la raison pour la quelle l’appel à la réconciliation lancé par le président de la République a été bien accueilli au sein des populations. Les fils et filles de la région qui s’amusent donc à venir en aide à ces chiens de guerre ne rendent ni service à Laurent Gbagbo ni à leurs parents. L’ancien chef d’Etat est actuellement en résidence surveillée à Korhogo. Il ne peut donc rien apporter à leur lutte en ce moment. En outre, le soutien aux mercenaires libériens ne le fera pas revenir au pouvoir. Au contraire, il ne fera qu’empirer la situation. Pire, il y a de gros risque que leur région se transforme en une véritable jungle où des individus sans foi ni loi s’imposeront à eux par la violence. Les miliciens et mercenaires libériens ont une devise : « Pay yourself ». Ce qui signifie « paie-toi toi-même ». Ils n’hésiteront pas, lorsque l’occasion se présentera, de se retourner contre leurs hôtes. Lorsque l’argent se fera rare et que ceux qui les encouragent dans leur voie ne pourront plus respecter leurs engagements, ils se retourneront contre leurs parents pour se faire payer et les faire payer. Les massacres de Guitrozon et de Petit Duékoué sont encore frais dans les esprits. Les mercenaires libériens et miliciens adorent pratiquer la tactique de la terre brûlée. Ces individus de petite frappe finiront par piller, voler, violer et tuer leurs propres hôtes avant de quitter la région s’ils se sentent acculés et obligés de l’abandonner. Les cas de Touleupleu, Zouhan Houyé, Bloléquin et Guiglo sont là pour l’attester. En hébergeant et protégeant ces affreux, les populations autochtones du Bas Sassandra joue avec le feu et s’exposent au syndrome de l’ouest qui a été totalement détruit par la faute de certains de ses fils. Comme le disait l’adage : « Qui dine avec le diable, doit avoir une longue cuillère ». Les fils et filles de la région du Bas Sassandra sont donc prévenus.
Jean-Claude Coulibaly

11/05/11

En images : le massacre de Duékoué

"1000, 2000 morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l'assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d'une bataille qui a tourné à l'épuration ethnique".
"Dans l'église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d'hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d'humain. Sinon l'église Jésus-Christ Sauveur, carbonisée, les maisons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gravats et de vêtements sales, dispersés."
"Tuer, tuer, tuer, la solution est toujours la même. La solution à quoi ? D'abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l'armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l'armée de l'ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la terre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l'autre, le grand propriétaire, le fermier, c'est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s'appelle une épuration ethnique".
"Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d'identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d'identité ivoirienne, un nom guéré : une balle dans la tête. Dehors les femmes sont à genoux. "Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : "Guerriers ! Guerriers !", dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : "Les tueurs, les pillers et les gâteurs... Les gâteurs, c'est ceux qui arrosaient nos maisons d'essence avant de mettre le feu." Un curé et ses enfants de choeur sont surpris devant l'église : "Quel est ton parti ? - Le parti de Jésus-Christ. - Jésus-Christ ? C'est pas un parti" Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : "Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !" Et les anciens métayers exultent : "Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !" Et ils tuent."
"A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué (...) au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. "Ma femme, Félène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans... Ils ont tué neuf personnes de ma famille", dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l'appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : "Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer!" Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l'enfant, les cris durent uen éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d'une décharge dans la poitrine."
"Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : "On vous tuera jusqu'au dernier". Oui, le père Cyprien tremble lui aussi."

28, 29, 30 mars 2011… Les forces du nord du président Ouattara lancent leur grande offensive contre le sud en direction d'Abidjan pour déloger le président Gbagbo qui s'accroche au pouvoir. Une des premières grandes villes conquises est Duékoué dans l'Ouest du pays, un verrou stratégique entre le Nord et le Sud. Après la bataille commencent les grands massacres de Duékoué. Les supplétifs de l'armée, des chasseurs traditionnels Dozos, des miliciens, des hommes portant treillis et des soldats en uniforme, vont investir la ville et les villages environnants. Ils trient la population et abattent ceux qui appartiennent à l'ethnie Guéré, favorable au président. Les meurtres, les viols, les pillages vont durer toute une semaine et vont faire entre mille et deux mille victimes. Galerie photo: dans l'ordre, les scènes de massacres, les tueurs sur les lieux, les pillages, les fosses communes creusées par les casques bleus de l'ONUCI, le flot des réfugiés, le père Cyprien de la Mission Catholique qui les accueillent, des témoins sur les lieux d'une église incendiée à Carrefour, le quartier ravagé de Duékoué, un tank pro-gouvernemental détruit à la sortie de la ville. Lire le reportage complet dans Le Nouvel Observateur .
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Des prêtres tués devant l'église. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Les tueurs sur les lieux du crime. (D.R.)
Les tueurs sur les lieux du crime. (D.R.)
Pillages. (D.R.)
Pillages. (D.R.)
L'ONU enterre les morts dans une fosse commune. (D.R.)
Les réfugiés de la mission catholique de Duékoué. (Jean-Paul Mari)
L'Église du quartier Carrefour incendiée. (Jean-Paul Mari)
Le Père Cyprien avec les réfugiés de Carrefour. (D.R.)
Un tank pro-gouvernemental détruit par les Forces du Nord à la sortie de Duékoué. (Jean-Paul Mari)
Infographie décrivant la situation de Duékoué. (Infographie : Mehdi Benyezzar)


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