TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

samedi 13 mai 2017

14/05 Conférence de l'UPC à PARIS : "Résistances d'hier et d'aujourd'hui au Cameroun"



L'Union des Populations du Cameroun vous invite à une exposition- conférence-débat sur la situation au Cameroun, ces résistants d'hier et d'aujourd'hui le dimanche 14 mai 2017 à partir de 13h30 à la mairie du 2ème arrondissement 8 rue de la banque métro Bourse (Ligne 3). 

RETOUR SUR LE COMBAT DE L'UPC ET QUELQUES-UNES DE SES PERSONNALITES PARMI LES PLUS CONNUES 



L'Union des Populations du Cameroun est l’un des plus vieux mouvements anti-colonialistes toujours en lutte.  Il a payé et continue de payer un tribut particulièrement lourd en termes de vies humaines à la lutte pour l'émancipation du Cameroun et au-delà du continent africain.

Augusta Epanya retrace l'Histoire de l'UPC dans une Interview de décembre 2010 par Cases rebelles. Militante et membre du Comité Directeur du mouvement à Paris, elle est aussi la fille du militant UPC et poète Elolongué Epanya Yondo.



Rendons également hommage à l'incroyable et fidèle parcours d'Henriette Ekwe Ebongo au service de la libération des peuples africains du joug tant colonial que néocolonial. Henriette Ekwe a été récemment interdite de séjour par les autorités françaises pour avoir répondu favorablement à l'invitation à participer à la conférence "Gbagbo contre la Françafrique". Elle a en effet appris quelques jours avant son départ que le visa lui était refusé pour défaut de motivation suffisante d'après les infos reçues.


On en parle dans les médias :
http://www.afaspa.com/article.php3?id_article=805 ;
https://paris.demosphere.eu/rv/54874

Marthe Moumié ou le double martyre : retour sur le sordide et mystérieux assassinat de la veuve de Félix Moumié 

« Mon souhait est que cette histoire qui est aussi l’histoire de l’Union des Populations Camerounaises (UPC) et celle de la lutte anticolonialiste dans plusieurs pays africains, soit connue de la jeunesse africaine et européenne. Il ne faut pas que le silence et la falsification persistent… » Voilà ce que déclarait celle qui a consacré sa vie à essayer d’obtenir justice et vérité sur la mort de son mari dans son son livre « Victime du colonialisme » paru aux Editions DUBOIRIS de Charles ONANA (http://www.editionsduboiris.com/livre.php?aid=11), le même journaliste d'investigation/éditeur dont nous saluons également les livres révélations sur la CÔTE D’IVOIRE. 
La veuve de Félix Moumié, qui s’était battue depuis 1960 pour la mémoire de son mari, a été violée et étranglée le 07 janvier 2009. Son assassin présumé, Franck Eboutou Minla’a, a été condamné à mort par un tribunal camerounais le 23 mai 2013. La question légitime d’un lien avec le meurtre politique impuni de son mari dont elle continuait de défendre la mémoire et le devoir de vérité urbi et orbi mérite d’être posée alors que les proches de la victime contestent l'imputation du meurtre et surtout du viol au prétendu coupable sur la base de tests ADN qui contrediraient ses prétendus aveux tardifs ! D'autant que ce meurtre barbare est venu fort à propos briser l'élan de la fondation Félix Moumié et profite bien à ceux qui continuent de vouloir occulter la barbarie sans nom qui s'est abattue sur le Cameroun de la fin des années 50 au début des années 70 pour nous conduire à la démocrature que nous connaissons sous BIYA aujourd'hui, certes plus "light" que sous AHIDJO mais qui compte quand même son lot de disparitions/enlèvements/arrestations sommaires, séquestrations et tortures extrajudiciaires sur lesquels on s'empresse souvent de jeter un voile pudique mâtiné d'impuissance et de découragement. Car force est de constater qu'après la tragique disparition de Marthe MOUMIE, la fondation Félix MOUMIE qui devait organiser une grande cérémonie à BRUXELLES en mai 2009 ne fait quasiment plus parler d'elle et publie des vidéos qui laissent perplexes telle cette vidéo trouvée sur le net : http://www.camer.be/32057/11:1/cameroun-cameroun-video-fondation-moumie--message-du-chef-sokoundjou-jean-rameau-a-la-jeunesse-camerounaise-cameroon.html tandis que le blog de la famille consacré à la mémoire de Félix MOUMIE n'a plus rien publié depuis octobre 2010. Mon voeu pour accoucher de quelque chose de concret, serait de réussir à fédérer toutes les familles et comités de soutien existants autour de ces "cold cases" de la Françafrique.
Sur l’assassinat de Marthe MOUMIE la condamnation à mort du reconnu coupable du meurtre et du viol de Marthe MOUMIE :
http://www.peuplesawa.com/fr/bnnews.php?nid=2264

Ernest Ouandié  (1913-1971)
Après les assassinats de Ruben Um Nyobé et Félix Moumié, Ernest Ouandié prend la tête de l'UPC et devient l'ennemi public numéro 1 des colons. Traqué sans relâche par pendant des années et trahi par les siens, il finira par rendre aux bourreaux de son peuple. Condamné à mort et exécuté, il subira la sentence la tête haute et sans bandeau, convaincu à juste titre d'avoir tracé la voie à suivre par ses successeurs.
[...] Torturé et interdit de toute visite de ses avocats pendant six mois, il est jugé par le Tribunal militaire de Yaoundé en décembre 1970, dans le-dit «procès de la rébellion». Il écoutera la tête haute le verdict de sa peine capitale.

Reposant au cimetière de l’église protestante de Bafoussam, il sera réhabilité en 1991 par l’Assemblée Nationale du Cameroun et proclamé Héros National.

La morale de cette histoire se trouve dans l’esprit des Camerounais d’aujourd’hui, et surtout de ceux qui se disent cherchant l’émancipation du Cameroun et sa libération des griffes d’un pouvoir népotique et profondément destructeur.

À 45 ans de l’exécution/assassinat d’Ernest Ouandié sur la place appelée aujourd’hui Place des Martyrs de Bafoussam, la question cruciale est de savoir où nous en sommes aujourd’hui. Car en vérité, tous les rôles de l’époque sont là encore maintenant: une petite poignée de vrais militants infatigables, isolés et/ou mal entourés, ensuite ceux qui font semblant de militer, qui suivent le mouvement parce que c’est la mode ou pour la gloire, ceux qui trahissent de l’intérieur, les corrompus et avides de pouvoir et d’argent, le dictateur qui veut être tranquille, ceux qui bénéficient de ses bontés, ainsi que ceux qui lui dictent sa conduite et qui perpétue la formation en cours d’emploi."
Voir l'intégralité de cet article consacré à Ernest Ouandié :

Félix Moumié (1925-1960) 
"Je ne suis qu'un prolétaire […] Ce sont les Français qui m'ont remarqué, qui m'ont appris à lire, à écrire et à compter. Ce sont eux qui m'ont enseigné ce que je suis. Sans eux, je n'aurais été qu'un palefrenier du Sultan de Foumban. Mais pourquoi ces mêmes Français me refusent-ils l'indépendance quand je la leur réclame au nom de leurs propres principes "
Ce discours n'est pas sans nous rappeler celui de Charles Blé Goudé lors de sa première comparution devant la CPI.

Félix Moumié est une des grandes figures de la lutte pour l'indépendance du Cameroun. Médecin et homme politique camerounais, il a succédé à Ruben Um Nyobé
comme tête de file de la lutte pour l'indépendance du Cameroun au sein de l’UPC Il est mort empoisonné par la France à Genève le 3 novembre 1960.
Plus d’informations sur les liens suivants :

Première partie du documentaire de Frank Garbely qui raconte une des pages les plus sombres de l'Histoire de la Françafrique au Cameroun.


Deuxième Partie
Troisième Partie

A lire le livre de sa veuve, 

Ruben Um Nyobé (1913-1958)
« Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur » 1955 Ruben Um Nyobé
Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobe –figure emblématique du nationalisme camerounais à la tête de l’UPC (Union des Populations du Cameroun) mais aussi du panafricanisme anticapitaliste- tombait sous les balles de l’administration coloniale française.
13 septembre 1958 : Quand la barbarie coloniale française assassinait le leader indépendantiste camerounais Ruben Um Nyobe et tuait l'avenir du Cameroun :
Hommage à Um Nyobé, 52 ans après! 14.09.2010! 
A la découverte de Ruben Um Nyobé
(18/12/2005)
La Pensée Politique De Ruben Um Nyobè
« Religion ou colonialisme ? » par Ruben UM NYOBE
Ruben Um Nyobé, un assassinat programmé par Jean Chatain 

PEUPLES MARTYRS 
Les peuples du sud et particulièrement les millions d'Africains victimes de la traite négrière, de l'esclavage, des travaux forcés, de la colonisation, du néocolonialisme, de la solution finale nazie, des pires massacres de tous les temps sont d'accord pour juger tous les crimes contre l'humanité à condition que l'on inverse pas une fois encore les victimes et les bourreaux. Dans l'image ci-dessus, on voit le corps expéditionnaire français dans toute sa barbarie oeuvrer à la "pacification" et à la "civilisation" du Kamerun à la fin des années 50. Je vous renvoie sur l'article du Blog de Sam La Touch consacré à cette page honteuse malheureusement toujours impunie et non tournée des relations franco-camerounaises : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/gestapo-napalm-et-massacres-français-au-cameroun-dans-la-plus-grande-indifférence ou encore directement sur le site créé pour soutenir ce que dénonce le livre "Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971)" : http://www.kamerun-lesite.com/ ou une courte vidéo de 2013 avec Manuel DOMERGUE, un des auteurs : https://www.youtube.com/watch?v=IDIqLXe2P-Y&app=desktop
Alors quand la France vient se poser en pays des droits de l'Homme, donneuse de leçons, on ne saurait que trop lui rappeler que l'exemplarité est une des plus grandes vertus pédagogiques. Que la CPI commence par juger ces crimes contre l'Humanité imprescriptibles par nature et les Africains pourront peut-être - et encore c'est à eux et à eux seuls de décider- confier la sanction des crimes barbares commis depuis des siècles par l'Occident sur le continent Berceau de l'Humanité à une institution en laquelle ils auront confiance et qui apportera toutes les garanties d'une justice équitable.
Les assassinats des otages occidentaux comme James FOLEY et David HAINES en 2014 ou encore des journalistes français Ghislaine Dupont et Claude Verlon en 2013 sont certes barbares et condamnables mais ils restent des événements aussi individuels qu'instrumentalisés par l'Occident pour mener ses guerres économiques déguisées en guerres humanitaires, sans commune mesure avec les centaines de millions d'Africains qui sont chaque année sacrifiés sur l'autel du pillage des ressources du continent en RDC, LYBIE, CENTRAFRIQUE, CÔTE D'IVOIRE, MALI,... 

"Le nationalisme africain est insensé, dangereux et anachronique s'il n'est pas en même temps un panafricanisme" Julius NYERERE

Rappelons enfin que les premiers et fidèles soutiens à Laurent GBAGBO vinrent du Cameroun, de l'UPC notamment le parti de feu Um Nyobé, telle cette magnifique déclaration du 08 décembre 2010 intitulée "Situation en Côte d´Ivoire: Déclaration et Appel du Bureau du Comité Directeur de l’UPC" qui n'a pas pris une ride 6 ans  après l'installation d'un régime aussi illégitime que liberticide en Côte d'Ivoire.
"Après un premier tour le 31 Octobre 2010, le second tour du scrutin pour élire le Président de la République de Côte d’Ivoire a eu lieu le 28 Novembre2010. Les deux candidats à ce second tour étaient :
- d’une part Laurent GBAGBO, combattant de très longue date pour la démocratie et la justice sociale, président sortant élu en 2000 pour cinq ans, mais qu’une tentative de coup d’état perpétrée le 19 septembre 2002, foireuse mais non entièrement défaite, a empêché de diriger le pays dans la paix, et de mettre en application le programme que lui-même, son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) et leurs alliés, avaient présenté au Peuple Ivoirien et qui avait valu à M. Gbagbo d’obtenir la confiance et les suffrages populaires.
- d’autre part Alassane Dramane OUATTARA, ancien Directeur (Afrique) du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington dans les années 1980, et ancien Premier Ministre de M. Félix Houphouët-Boigny. Monsieur A.D. Ouattara était Directeur (Afrique) du FMI lorsque, dans la décennie 1980 notamment, cet organisme imposait à tous les pays africains dont le Kamerun, sans regrets ni remords, mais avec une arrogance cynique, les fameux « Plans d’Ajustement Structurel (PAS) » qui valurent au FMI le surnom mérité de « Fonds de Misère Instantanée » attribué par un économiste de talent.
La Marche vers l’élection présidentielle et les résultats
Qu’on soit ou non partisan de Laurent Gbagbo et son parti le FPI, qu’on les déteste ou qu’on les aime, on ne peut nier que la voie vers cette élection présidentielle n’a été ouverte que par des démarches qui, empreintes de patriotisme et de lucidité politique, ont conduit à l’Accord dit de Ouagadougou. Un tel accord était inimaginable en septembre 2002, au lendemain du Coup d’état foireux quoique non entièrement défait ; il était encore inimaginable quelques mois plus tard, lors du traquenard en forêt de Marcoussis, cyniquement monté par les néocolonialistes connus en Afrique et au-delà.
Or donc, les démarches qui ont rendu possible l’Accord de Ouagadougou furent un exemple extraordinaire de courage et de lucidité politiques et, en même temps, de patriotisme de la part de Laurent Gbagbo et ses amis et alliés, qui acceptèrent de former un gouvernement avec ceux là même qui avaient pris les armes contre eux. L’Accord de Ouagadougou a été scrupuleusement respecté et appliqué par Laurent Gbagbo et ses amis. Alors que, dans le même temps, les auteurs de la tentative de coup d’état foireuse quoique non entièrement défaite, ont, avec leurs sponsors, refusé jusqu’à ce jour, le désarmement prévu par l’Accord ! Pourtant, malgré ce fait fondamental, qu’aucun chef d’état au monde n’a jamais accepté depuis la nuit des temps, Laurent Gbagbo et ses amis ont accepté que l’élection présidentielle ait quand même lieu, en comptant sans doute sur la maturité et la lucidité du Peuple et un minimum de bonne foi de leurs compatriotes auteurs de la tentative de putsch .
Le 3 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, organisme qui, selon la Constitution ivoirienne, est juge d’un éventuel contentieux électoral, et a seul le pouvoir de proclamer en dernier ressort les résultats définitifs de l’élection du Président du pays, a déclaré Laurent GBAGBO élu, après examen de requêtes introduites au lendemain du scrutin et des résultats provisoires rendus publics par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Signalons que la CEI, à la suite de ses résultats provisoires, avait déclaré Mr OUATTARA élu.
Le spectre des groupes qui réagissent depuis le 3 Décembre 2010
A la suite de ces résultats officiels et définitifs légalement proclamés par le Conseil Constitutionnel, l’opinion africaine et mondiale a assisté et assiste à de nombreuses réactions. En dehors de la Côte d’Ivoire, s’est mise en mouvement pour soutenir A.D.Ouattara, une faune bigarrée où se côtoient tout à la fois, une Union Africaine (UA) pourtant incapable depuis 10 ans, d’appliquer les dispositions de sa propre Charte (article 14 et autres) sur les coups d’état ; une Organisation des Nations Unies (ONU) qui, depuis 50 ans, ne souffle jamais un mot devant les centaines d’élections grossièrement truquées que de nombreux, trop nombreux dictateurs à travers l’Afrique et aussi en Asie, organisent à répétition ; une Union Européenne (UE) en majorité négrière et hypocrite mais toujours prompte à donner des leçons de morale, de droits de l’homme et de démocratie et patati et patata ; sans oublier un gouvernement américain irrésistiblement attiré par les perspectives pétrolières ouvertes par les récentes découvertes d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire et au Ghana voisin.
Ce que tout ce monde veut, en dehors de l’UA, c’est imposer à la tête de la Côte d’Ivoire un Président et un gouvernement de béni oui oui qui, comme dans de nombreux pays africains, vont continuer à permettre l’exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu’il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse ivoirienne dans la misère et la pauvreté. Pour sa part, ce que l’UA veut, c’est que les Peuples Africains et en particulier la jeunesse de tout le Continent, oublient que l’Union Africaine est de plus en plus empêtrée dans la voie de l’impotence qui fut celle de la soi-disant Organisation de l’Unité Africaine (OUA) de 1963 à son autodissolution il y a bientôt 10 ans.
A propos de l’ONU, c’est un devoir patriotique et panafricain le plus strict pour l’UPC, d’informer la jeunesse de tout le Continent, en rappelant à l’opinion africaine que :
1°) C’est cette même ONU qui se fit complice des néocolonialistes français en mars 1959 en refusant la proposition raisonnable de l’UPC et des autres patriotes kamerunais, d’organiser AVANT la proclamation de l’indépendance, des élections générales sous la supervision de l’ONU puisque le Kamerun était un pays sous tutelle de l’organisation internationale ! Les néocolonialistes français ne voulaient pas de ces élections puisqu’ils savaient que l’UPC aurait alors balayé leurs protégés. L’ONU suivit la position des néocolonialistes, ce qui accoucha du monstre politique que le Kamerun vit depuis 50 ans.
2°) C’est cette même ONU qui approuva de fait, en 1960-61, l’accord secret anglo-français de partage des zones d’influence dans le Kamerun dit anglais et sabota ainsi la réunification de notre pays qui était un des points clés du programme nationaliste, ce qui se traduisit par le rattachement du « Northern Kamerun » au Nigéria à l’issue d’un scandaleux plébiscite où des dizaines de milliers de citoyens nigérians votèrent sans évidemment en avoir la qualité ni le droit. Tout ceci sans que l’ONU dise un seul mot de désapprobation.
3°) C’est cette même ONU qui, appelée au Congo en juillet 1960 par le gouvernement légitime et légal de Patrice Eméry LUMUMBA pour l’aider à mâter la rébellion katangaise, se fit plutôt le complice cynique de la neutralisation infâme de Lumumba, suivie de l’assassinat crapuleux de ce dernier et de ses compagnons Okito et Mpolo par le groupe de Mobutu, Tschombe, Munongo, Nendaka et d’autres. Dans ces actes odieux, l’ONU était évidemment de connivence avec toutes les grandes puissances occidentales qui crient depuis le 3 Décembre 2010 contre Laurent Gbagbo et ses amis en Côte d’Ivoire. Et il faut dire clairement que si M. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général actuel de cette ONU, persiste dans la voie qu’il semble avoir décidé de suivre depuis quelques jours pour plaire aux ennemis de l’Afrique une fois encore coalisés, il ne sera pas facile pour lui d’échapper à la même fin que son prédécesseur Dag Hammarskjoeld en 1960 au Congo. Car il doit savoir qu’en Afrique, chez les Bantu, «les vivants et les morts nous observent et nous jugent» (Félix Roland Moumié).
La signification profonde de toutes ces prises de position sur la situation en Côte d’Ivoire, c’est la volonté farouche, jamais démentie depuis au moins 6 siècles, de poursuivre la domination de notre Continent, l’exploitation des peuples africains, l’écrasement de notre jeunesse dans la misère et la pauvreté tout en persistant dans des discours hypocrites sur « la lutte contre la pauvreté » avec la complicité de l’UA et des dictateurs qui pullulent en son sein.
Quelle position pour les patriotes militants africains ?
Face à la situation actuelle en Côte d’Ivoire, devant les forces puissantes et farouchement déterminées à écarter du pouvoir les patriotes et toutes les forces dévouées au pays et à toute l’Afrique puis à les écraser ensuite, l’heure n’est plus aux attitudes à la Ponce Pilate, à la recherche des « nombreuses erreurs de Gbagbo et ses amis » (qu’elles soient réelles ou purement imaginaires) ; l’heure n’est pas aux attitudes de spectateurs se contentant de « compter les coups provenant de chaque camp ».
Car ne nous y trompons pas : ce qui se joue depuis 10 ans en Côte d’Ivoire et plus encore aujourd’hui, c’est l’avenir de tous nos pays, et de tout le Continent. Comme au Congo en 1960, comme au Kamerun en 1958-61, ce qui se joue, c’est la question de savoir si oui ou non, des patriotes dans un pays africain, peuvent prendre le pouvoir et engager ce pays dans la voie de la vraie libération, de la démocratie réelle, du progrès et de la justice sociale véritable et effective, la voie de la satisfaction progressive des aspirations du peuple de ce pays et de tous les peuples africains.
Au nom des upécistes, et convaincu d’exprimer le sentiment de l’ensemble des patriotes conscients de notre pays, le Bureau du Comité Directeur de l’UPC lance un Appel Solennel à tous les militants progressistes, à tous ceux qui, en Afrique, se reconnaissent dans les idéaux du Panafricanisme Révolutionnaire, dans l’héritage historique toujours actuel légué par la multitude des grands héros africains du 20è siècle : Osagyefo Kwame Nkrumah, Ruben Um Nyobe, Didan Kimathy, Barthélémy Boganda, Ouezzin Coulibaly, Patrice Lumumba, Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié, Amilcar Cabral, Eduardo Mondlane, Samora Machel, Hoji ia Henda, Agostinho Neto, Oliver Tambo, Chris Hani, Cheick Anta Diop, Mongo Beti, etc.
L’UPC les adjure de prendre rapidement et clairement position sur la situation en Côte d’Ivoire, en soutenant Laurent Gbagbo et ses amis et camarades, le candidat de La Majorité Présidentielle sortante ayant été légalement proclamé élu par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. 
Depuis le Kamerun, l’UPC appelle spécialement toute la jeunesse à travers tout le Continent, et lui demande d’apporter son soutien multiforme, ferme et fraternel, à la vaillante jeunesse ivoirienne qui a déjà payé très cher son engagement patriotique depuis 8 ans, pour que triomphent les idéaux panafricains d’indépendance et de souveraineté nationale, de démocratie et de justice sociale. En 2011, des élections sont aussi attendues au Kamerun, en République Centrafricaine et ailleurs sur le continent. Les donneurs de leçons hypocrites de la soi-disant «Communauté Internationale» autoproclamée vont approuver avec cynisme et hypocrisie tous les tripatouillages déjà entamés auxquels vont se livrer les dictateurs corrompus accrochés parfois depuis plus de 30 ans au pouvoir. Ils enverront des « observateurs impartiaux et neutres, objectifs », qui s’enfermeront dans des hôtels de luxe de Douala, Yaoundé ou ailleurs, puis ils publieront des rapports selon lesquels « certes quelques irrégularités ont été enregistrées ; mais celles-ci sont restées limitées et mineures, et ne furent pas de nature à influencer sérieusement les résultats du scrutin ». Puis la tragi-comédie reprendra pour 5 ans, 7 ans, 10 ans. L’UA se taira, comme d’habitude.
Aujourd’hui, malgré des difficultés et face à une situation très difficile pour le camp des patriotes véritables en Côte d’Ivoire, les choses ne sont pas confuses du tout. La situation est suffisamment claire pour que chaque Africain puisse se décider et prendre position.
C’est le camp de Laurent Gbagbo et ses amis et leurs alliés, qui incarne des perspectives de marche en avant du Peuple Africain de Côte d’Ivoire et notamment de sa jeunesse ; des perspectives de démocratisation continue du pays, pour laquelle le FPI et ses dirigeants ont vaillamment lutté et subi la répression pendant 30 ans. C’est le camp de Laurent Gbagbo qui représente en Côte d’Ivoire le potentiel le plus solide pour une politique de progrès et de justice sociale. C’est ce camp qui est le camp du vrai passé de lutte et de liberté de l’Afrique, d’un présent de dignité, et d’un futur de souveraineté véritable de nos peuples et de notre continent : c’est le camp de l’honneur de l’Afrique.
Nous appelons la vaillante et intrépide jeunesse de tout le Continent, les femmes et les hommes de tous les médias d’Afrique, tous les Peuples Africains, à soutenir par tous les moyens à la disposition de chacun, le camp de Laurent Gbagbo et ses amis. Car c’est le camp de l’Afrique éternelle."

DOUALA, le 5 Décembre 2010
Pour le Bureau du Comité Directeur de l’UPC
MASSONGO Barnabé Melvin
MANG Louis Marie
Président de la Xe Session Secrétaire de la Xe Session
Docteur Samuel MACK-KIT, Président de l’UPC
Professeur MOUKOKO PRISO, Secrétaire Généralde l’UPC
TCHUANYO Martin, Vice Président
EKOTO EFA Christine, Secrétaire Nationale aux Relations
Panafricaines et Internationales

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