TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mercredi 6 mai 2015

QUAND LA FRANCE RECOMPENSE LE CRIME ET LA BARBARIE

La France s'apprête à récompenser une dizaine d'officiers supérieurs des mal-nommées Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (ex-Forces nouvelles), ces rebelles qui ont mis le pays à feu et à sang depuis 2002.



Alors que l’épurationethnico-politique se poursuit en Côte d’Ivoire [1]  ou toute opposition politique, syndicale voire même citoyenne doit être tuée dans l’œuf à coup d’incarcérations arbitraires et de traitements dégradants, la France s’apprête à remettre la médaille de bronze de la défense nationale [2]  à 10 officiers supérieurs des FRCI ce vendredi 08 mai 2015 à ABIDJAN sous la présidence de l’ambassadeur français Georges Serre (voir l’article de l’Infodrome [3] qui  a rendu l’info publique). Rappelons que cette médaille est délivrée à des militaires français à titre normal mais peut récompenser à titre exceptionnel les militaires étrangers ayant «rendu des services particulièrement honorables à la défense de la France. »
Alors quels services particulièrement honorables ces officiers supérieurs du régime OUATTARA ont-ils bien pu rendre à la France au point de les gratifier d’une décoration aussi exceptionnelle ?
Serait-ce la façon zélée dont ils se sont acquittés de leur extraction d’aveux à coup de torture dans les sous-sols de l’Hôtel du Golf sous la supervision de cameramans  « Blancs » en avril mai 2011 (voir le témoignage poignant de Séraphin Djaki Koudou [4]   ?  Ou encore leur promptitude à faire exploser la tête des partisans de Laurent GBAGBO ou à les  découper en petits morceaux [5]? De ne pas empêcher leurs chiens de guerre et autres Dozos de génocider les Wé en chassant les survivants de leurs terres ancestrales [6], de brûler descamps de réfugiés comme à Nahibly [7] en jetant leurs victimes dans des puits?
Après les dizaines de milliers victimesciviles et militaires de la rébellion [8], les 60 gendarmes et leurs enfants de Bouaké massacrés [9], les Patriotes aux mains nues tombés autour de la résidence présidentielle en avril 2011, les martyres d’Anonkoua Kouté [10], Désiré Tagro mort des suites  d’une balle dans la bouche tirée par un de ses geôliers [11], Basile Mahan Gahé [12],  le commissaire Négblé [13] , Martin Assémian, morts des tortures physiques et morales infligées pendant leur détention , AlexSaint-Joël GNONSIAN témoin gênant du massacre de NAHIBLY assassiné par les FRCI [14],  Joël Tiemokoassassiné par un FRCI pour avoir uriné sur un site de logements en construction [15],  et ne parlons même pas des blessés, des centaines de disparus et de l’exode massif qui a suivi l’installation à coup de bombes franco-onusiennes les bouviers de la République française.
On savait déjà que l’Etat français était le plus premier proxénète du pays, qu’il finançait également une grande partie du terrorisme africain en bon pompier-pyromane qu’il est et on n’est même pas étonné qu’il récompense également ses chiens de guerre des tropiques pendant qu’il laisse les populations livrées aux exactions de ses soudards. Et décomplexé avec ça !!! On connaissait la prime à la casse… On a maintenant la prime au crime organisé de la Françafrique. Il ne nous reste plus qu’à espérer que, comme dans l’affaire Mahé [16], la jalousie des officiers non médaillés délient les langues !!!



[16] https://www.youtube.com/watch?v=qVBmQzfjWRQ

Magnifique texte de Shlomit Abel sur  ces décorations qui déshonorent la FRANCE

Les dix bronzés de l'armistice

Le vendredi 8 mai 2015, les Français commémorent les 70 ans de l'armistice de1945, qui officialisa l'arrêt des hostilités avec l'Allemagne nazie, mettant ainsi un terme à l'effroyable carnage de la seconde guerre mondiale. Cette date a été choisie également pour honorer dix cadres de l'armée ivoirienne, qui seront décorés de la médaille de bronze de la défense nationale française. Il s'agit des Colonel-major Lekpeli, Colonel Soualifou, Colonel Yao, Capitaine de Vaisseau N’guessan, Lieutenant-Colonel Aoussou, Lieutenant-Colonel Menan, Lieutenant-Colonel Tchimou, Lieutenant-Colonel Nanga, Commandant Aké,Commandant Gonfo.
Mais quels liens y a-t-il entre l'armistice signé le 8 mais 1945 entre Allemands et Français et ce simulacre de cérémonie au 43ème Bima avec distribution de médailles, le même jour, mais en Côte d'Ivoire, pour remercier 10 militaires dont l'unique mérite consiste à avoir aidé à déloger Laurent Gbagbo ? Pourquoi est-ce François Hollande et son gouvernement qui procèdent à cette mascarade? N'aurait-on pas pu attendre le retour (?) de Nicolas Sarkozy aux affaires, pour faire jouer à un haut fonctionnaire de l'Etat français le rôle de grande chancelière décoratrice ? On annonce même un défilé des forces "républicaines",autrement dit de ces rebelles sanguinaires devenus entre temps de gentils garants de la gentille sécurité ambiante. En somme une nouvelle fête se rajoute au calendrier de la préfecture ivoirienne...
On se rejoue à l'envers le scénario de la dernière guerre avec les bons et les méchants, les résistants et les collaborateurs, l'ambassadeur de l'occupant s'apprêtant à célébrer quelques quidams du camp des collabos, si possible pas trop connus, pour étouffer la grogne, honorer des lèvres et avec de la ferraille couleur bronze ceux qui pourraient sortir de leur silence et parler un peu trop ...
A part quelques renseignements glanés sur le Lieutenant-Colonel Nanga, dans le livre de Jean-Christophe Notin, "le crocodile et le scorpion", je ne sais rien sur ces hommes qui seront honorés. Cet officier était à la direction de la gestion des hydrocarbures de la gendarmerie. Or la force Licorne avait besoin de ce précieux liquide, afin de convoyer les rebelles, les encadrer et les accompagner dans leur œuvre de libération du joug de Laurent Gbagbo. En février 2011 alors que, selon Notin, les Français doivent faire face à une grave pénurie d'essence, on retrouve comme par hasard Dominique Ouattara à bord d'un convoi de ravitaillement des forces françaises à destination de Duékoué. Gageons que si le convoi n'est pas tombé en panne, c'est grâce à elle et à ses hommes liges dans les forces armées ivoiriennes. Bien sûr, ce n’est pas dit ainsi, j’extrapole. Quant aux vivres acheminés par notre humanitaire estampillée et labellisée CI, "communauté internationale", qui en a profité ? Les futures populations martyres pour lesquelles elle cessera de se mobiliser quelques semaines plus tard, quand il l'aurait fallu, ou ses amis partisans de la digne cause rebelle, auteurs des futurs massacres ?
Oui,il faut du carburant dans cette guerre de "libération", pour transporter les rebelles et leur hiérarchie, voire même les plus jeunes, ceux qu’on appelle les microbes, et qui pour certains sont descendus de Bouaké. Et notre brave armée française reconnaissante, toujours prête à servir les nobles causes, avait par la suite pudiquement détourné les yeux, lorsque les rebelles déménageaient avec le reste du carburant toutes les grosses cylindrées volées,les véhicules de la présidence, ceux des ministères, les véhicules privés des pro-Gbagbo qui, envoyés en prison ou en exil n’en avaient plus besoin. Alors,est-ce là le "service rendu à la France" par le lieutenant Colonel Nanga, et qui lui vaut cette récompense ? 
Je ne suis pas militaire, mais à la lecture de l'article de l'encyclopédie enligne, Wikipédia, cette médaille de bronze est assez facile à obtenir. "Les médailles d'échelons argent et or sont contingentées par décision ministérielle". Celle de bronze, non.C'est juste une déco, il n'y a pas besoin d'en référer au ministère de tutelle,un genre de bon point distribué pour encourager l'élève dans ses efforts, et qui a l'avantage de n'ouvrir le portefeuille de personne; c'est juste un peu de vent dans une boîte, que l'on agrafe sur un costume, sur fond de défilé militaire et de flonflons guerriers. Les Français ne le liront certainement pas dans leurs journaux, comme d'habitude, ce sera un non-événement là-bas, juste un peu de cinéma au 43ème Bima, pour enfariner quelques militaires honorés dans un coin de la pièce, une petite pause dans la grande commémoration classique du8 mai, où on invitera tout le monde à chanter la Marseillaise, avec sa phrase magnifique et inoubliable; "Qu'un sang impur, abreuve nos sillons !"
Au 43ème Bima, c'est un peu de couleur bronze, une glu attrape-nigauds qui va se retrouver sur ces fières poitrines, pour renforcer la coopération "amicale" entre l'armée française et une armée rattrapée en mal de reconnaissance vraie, pour son efficacité dans des domaines autres que le racket, les opérations commando d'enlèvement, les bastonnades, l'encadrement des microbes, et autres hauts faits rebelles.
Comment mériter cette prestigieuse médaille française? Il suffit de cumuler un an de service et 90points, lit-on dans l'encyclopédie en ligne. 15 points sont donnés d'office pour chaque année d'ancienneté. Ce qui veut dire que même sans rien faire d'extraordinaire, ces colonel major, colonel, capitaine de vaisseau, lieutenant-colonel et commandant auraient droit à leur médaille en France en 6 ans et même moins,l'aptitude à parler des langues étrangères pouvant valoir jusqu'à 40 points de bonus sur les 90 ! A l'aise en dioula, en français, et dans quelques autres langues ivoiriennes, ces apparents veinards ne sont donc que les quelques pigeons rattrapés d'une armée où les décorés à ce prix devraient se compter par centaines, là où le colon, sûr de sa force et des vertus abrutissantes de ses verroteries, n'en a retenu qu'une dizaine...
Mais chut, ils sont distingués pour services rendus à la France... Peut-être même y a t-il parmi eux celui qui,sur commande, a recueilli violemment le dernier souffle de Philippe Rémond, ce Français qui, lui ne recevra jamais de médaille, fût-ce à titre posthume : les bourreaux et leurs commanditaires s'abstenant généralement d'honorer la mémoire de leurs victimes...
Shlomit Abel, 6 mai 2015


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