TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mercredi 29 avril 2015

TOGO : CHRONIQUE D'UNE MASCARADE ANNONCEE

Au TOGO, les officines françafricaines sont à l'oeuvre pour tenter de perpétuer une des plus féroces dictatures familiales depuis plus de 50 ans. Nous en voulons pour preuve cet article de Jeune Afrique du 28 avril qui annonce qu’ « Alors que, selon des résultats partiels, Faure Gnassingbé arrive largement en tête de la présidentielle du 25 avril, son rival Jean-Pierre Fabre refuse de reconnaître sa défaite. Les chefs d’États du Ghana et de la Côte d’Ivoire sont arrivés à Lomé "pour des consultations". Notez bien l’indécence de la proposition qui part de résultats partiels d’une élection présidentielle dont les résultats provisoires n’ont même pas encore été proclamés par la CENI (Commission Electorale Nationale "Indépendante")  ! Les éléments de langage de ce « Journal » aux ordres sentent la manipulation électorale à plein nez. Il s’agit de préparer l’opinion publique… dite « internationale », c’est-à-dire celle des pays occidentaux dominants à la victoire –même tendue- de Faure Gnassingbé, qui se succéderait à lui-même pour un troisième mandat après que la constitution togolaise ait supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels du temps de son défunt père, servant local de l’Occident imposé à la tête jusqu’à sa mort, faute de « challenger » soumis à souhait aux intérêts court-termistes des nantis qui nous dirigent. 

Quant à la médiation de Dramani et Dramane, elle prêterait à sourire si les enjeux vitaux sous-jacents n’étaient pas si tragiquement présents. En effet qu’attendre d’Alassane Dramane Ouattara en termes d’exemplarité démocratique, d’invocation de la norme constitutionnelle et de respect du résultat des urnes ? A moins que ce soit son expertise du contournement du droit du peuple ivoirien à disposer de lui-même qui soit justement recherchée ? Il est vrai qu’il en connaît un long rayon sur l’art de ne pas recompter les voix, de préférer la guerre et le chaos aux solutions pacifiques, de devenir le chef d’Etat de fait par la force et dans le sang après une guerre économique franco-onusienne déguisée en guerre humanitaire… Au point où l’on en est, on se demande même pourquoi COMPAORE n’était pas lui non plus de sortie, lui l’ancien « facilitateur » de toutes les crises de la sous-région, récemment déchu de son poste de gardien du temple françafricain pour avoir voulu briguer un mandat de « plus » ou de « trop » au mépris des textes fondamentaux après 27 ans de règne criminel et liberticide au BURKINA FASO… OUPS encore un qui avait oublié que c’est celui qui paye les musiciens qui choisit la musique et que de ce côté-là, la FRANCE ne peut plus soutenir ses marionnettes au-delà de certaines limites, surtout dans un monde où les images et les infos ne peuvent plus être aussi facilement emprisonnées qu’autrefois. Ou serait-ce son statut de demandeur d’asile exfiltré par la France en Côte d’Ivoire chez son ami et allié OUATTARA qui empêche Blaise COMPAORE de proposer ses « bons » offices de médiation à son « frère » et « ami » Faure Gnassingbé ?


Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, il ne s'agit pas seulement d'attendre de voir si les résultats penchent du côté de Jean-Pierre FABRE comme semble l'indiquer les premières estimations ou du côté de Faure Gnassingbé EYADEMA comme le voudrait la perpétuation du système françafricain, mais bien de savoir si le scrutin reflète l'état des forces en présence et l'expression libre et éclairée du peuple togolais
On est loin des élections libres et transparentes dans un contexte apaisé. Le "dégagement" de la famille EYADEMA qui règne sans partage sur le TOGO d'une main liberticide et criminelle depuis 50 ans serait certes une première victoire nécessaire, mais loin d'être suffisante pour permettre l'avènement d'un Etat de droit respectueux des libertés fondamentales au service du peuple togolais.


Quelques liens sur des articles consacrés aux élections togolaises pour aller plus loin : 
ELECTION PRESIDENTIELLE DU 25 AVRIL 2015 : LE PEUPLE TOGOLAIS A LAVEILLE D'UNE NOUVELLE FORFAITURE ELECTORALE ?
Comme de tradition, le peuple togolais est appelé à participer à un scrutin savamment orchestré par les dignitaires et les obligés de la famille régnante des Gnassingbé.
Comme de tradition, l'agenda et le code de cette élection présidentielle émanent de la seule volonté des serviteurs du régime et de leurs conseillers déclarés et occultes, malgré les nombreuses manifestations de refus de l'opposition politique et des authentiques acteurs de la société civile togolaise réclamant d’abord les réformes attendues depuis 2006 ! Comme de tradition, le régime des Gnassingbé a reçu, à la veille de la date fatidique, l'onction des faiseurs de roi de la galaxie françafricaine : les représentants des officines habituelles ont validé la machinerie électorale concoctée par le pouvoir en place à Lomé, avec (comme toujours) quelques réserves marginales, qui ne remettent en cause ni la date imposée, ni le mode d'enregistrement et de remontée des résultats du scrutin, depuis les Comités Locaux jusqu'à la Commission Nationale en charge de l'élection.
Comme de tradition, les discours internationaux saluant la victoire du gagnant du scrutin sont déjà prêts. A quelques formules et virgules près, ce sont les mêmes litanies qui seront servies (sans vergogne) au peuple et aux démocrates togolais ainsi qu'à l'opinion internationale. Tout en reconnaissant à demi-mots les lacunes qui vont émailler son déroulement, le scrutin sera salué par la plupart des chancelleries. Pour faire bonne figure, ces discours concluront à l'impérieuse nécessité pour le « candidat sorti vainqueur des urnes » de travailler avec l'ensemble des acteurs politiques du pays à l'instauration de conditions et de méthodes électorales consensuelles…pour les scrutins à venir!
Comme toujours, fidèle à sa légendaire tradition de refus des mensonges d’État et des mascarades électorales, le peuple togolais descendra dans la rue pour exiger que force reste à la transparence du scrutin, pour exiger que sa victoire ne lui soit pas volée !
Comme de tradition, la soldatesque soumise corps et âme à la dynastie régnante au Togo est certainement au garde à vous pour donner du canon afin d'étouffer toute velléité de contestation, qu'importe le nombre de morts !Comme de tradition, les membres de la Commission « Vérité, Justice, Réconciliation » qui seront chargés de jeter le voile sur le sort de ces « morts post-électorales au Togo » sont déjà prêts à reprendre du service.
Allons-nous assister de nouveau, comme lors des précédents scrutins, aux mêmes scénarios surréalistes, et souvent macabres, écrits d'avance par des diplomates sortis des grandes écoles de la « république bananière », exécutés par des cupides ayant définitivement renoncé à toute idée démocratique au profit de leur peuple pour servir et entretenir avec zèle un système cynique et prédateur ?
Le peuple togolais va se rendre aux urnes, encore une fois, dans l'espoir de chasser démocratiquement une dictature qui le ronge au plus profond de son être depuis des décennies.
S'il s'avérait, cette fois encore, que mettre un bulletin dans l'urne ne suffit pas à atteindre ce but légitime, nul ne devrait l'empêcher demain de se donner tous les moyens constitutionnels pour y parvenir...
L'exemple héroïque du peuple burkinabé est encore frais dans la mémoire de tous les peuples d'Afrique et du monde !
Au Togo, le sang a déjà trop coulé, et jusque-là pour rien. Il est bien temps que toute cette longue et douloureuse période de sacrifices débouche enfin sur le salut public effectif des vaillantes populations togolaises de toutes les régions du pays.
Pour notre part, le panafricanisme conséquent nous appelle à notre devoir :
NOUS SOMMES AUX COTES DU PEUPLE TOGOLAIS ET DISONS HAUT ET FORT : STOP A LA DANGEREUSE FORFAITURE ÉLECTORALE PROGRAMEE AU TOGO ! SOUTIEN SANSFAILLE AU PEUPLE TOGOLAIS QUI ASPIRE A LA LIBERTÉ ET A LA DÉMOCRATIE.
Le Bureau Ecutif de La Plateforme Panafricainet
Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso
LA PLATEFORME PANAFRICAINE
52, Avenue d’Italie 75013 Paris

TOGO EN LUTTE
Togo En Lutte Le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil Bruxelles, le 21 avril 2015

Obambé Mboundze GAKOSSO  23 avril 2015


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