TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

vendredi 20 juin 2014

LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES FRANCAIS



Plaidoyer pour la libération de

Simone EHIVET GBAGBO

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
En ce vendredi 20 juin 2014, jour anniversaire de Simone EHIVET GBAGBO qui célèbre aujourd’hui ses 65 ans dans un lieu et dans des conditions de détention dont nous ignorons tout quelque part en Francivoire, nous venons vers vous vous rappeler « qu’un peuple qui ignore son passé se condamne à le revivre de nouveau » comme le disait si bien Churchill et que la paix en Côte d’Ivoire passe certes par la réconciliation mais que cette dernière ne saurait se faire sans qu’une véritable Justice ne passe (cf. le communiqué de presse de la Défense du Président Laurent GBAGBO du 18 juin 2014 -date ô combien symbolique vous en conviendrez- : http://rene.kimbassa.over-blog.com/article-communique-de-presse-de-la-defense-du-president-gbagbo-123938266.html)
A plusieurs reprises depuis le 11 avril 2011, nous vous avons interpellés sur la caution que vous étiez en train de donner à l’installation d’un régime aussi liberticide que sanguinaire en Côte d’Ivoire (http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/02/le-mariage-pour-tous-daccord-mais-le_4.html). Nous n’avons d’ailleurs reçu aucune réponse à notre demande d’enquête parlementaire, pas plus qu’à celle que nous avons relayée de quelques courageux parlementaires qui ont quelque part sauvé le peu qu’il reste d’honneur à vos assemblées respectives en contestant votre soutien unilatéral à la prise du pouvoir par la force d’Alassane OUATTARA dans le déni total des exactions toujours en cours non seulement sur la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO sur laquelle nous focalisons notre interpellation du jour, mais également sur les centaines de prisonniers politiques qui continuent de croupir dans des prisons ivoiriennes, et encore sur des massacres à caractère ethnico-politique qui continuent de sévir, que nous n’aurions aucun mal à requalifier en actes génocidaires si la mémoire sélective et l’indignation à géométrie variable  qui vous caractérisent ne réservaient ce terme aux seuls drames qu’il est opportun et politiquement correct de commémorer (Lien vers un mémorandum non exhaustif en images des crimes de la rébellion jusqu’à nos jours : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html).
Avant d’être l’épouse du Président légitime Laurent GBAGBO, Simone EHIVET GBAGBO est une représentante élue du peuple ivoirien. Comme  vous –peut-être plus que vous car élue députée de la Commune d’ABOBO réputée ouattariste- elle a été choisie par le peuple en 1996 pour le défendre et le représenter urbi et orbi avant d’être arrêtée, maltraitée devant les caméras du monde entier. Et comme il vous a plu de la laisser se faire ainsi publiquement violentée sans levée de son immunité parlementaire, nous sommes légitimement fondés à considérer qu’elle est aujourd’hui encore embastillée en qualité de députée de la République souveraine de Côte d’Ivoire. S’en est-il trouvé un seul d’entre vous, je dirais-même une seule d’entre vous pour empêcher ce lynchage médiatique aussi abject qu’injuste ?
Un lynchage cathodique moderne qui n’est pas sans nous rappeler les pires heures de notre sombre histoire française, celles où pendant l’épuration, on tondait des femmes, on exécutait des hommes pour « collaboration » avec l’ennemi sans se soucier de savoir ce qu’ils avaient réellement fait et souvent pour les empêcher de dénoncer ce qu’ils n’avaient pas fait justement, tant les anciens tortionnaires excellent parfois à se reconvertir en Résistants de la dernière heure pour échapper à la justice des hommes. Qu’ils soit permis à toutes celles et ceux qui moquaient sa Foi -certes très extériorisée- et son Espoir en une justice divine salvatrice de ne pas avoir à subir le dixième de ce que l’on a infligé à cette Première Dame en exercice, uniquement parce que l’Occident avait décidé de faire tomber le régime de son mari, faute d’avoir réussi à le soumettre !
Alors plus de 3 ans après l’installation du régime de votre servant local Alassane OUATTARA, que reste-t-il de vos accusations à l’endroit de la Première Dame Simone EHIVET GBAGBO ? Partout vous clamiez - ou laissiez clamer (ce qui revient au même car selon le bon mot de Desmond TUTU : « Qui est neutre dans une oppression se met du côté de l’oppresseur ») : qu’elle était l’âme damnée de son dictateur de mari, que c’était elle qui conduisait les Escadrons de la mort (malheureusement toujours actifs : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/01/le-14-novembre-2013-desire-oue-un-jeune.html), qu’elle avait encouragé au viol comme arme de guerre pour se maintenir au pouvoir, qu’elle était responsable de la disparition du journaliste Guy-André KIEFFER (alors que le juge d’instruction Patrick RAMAEL en charge de l’affaire vient d’être détaché en début d’année par notre Garde des Sceaux Christiane TAUBIRA pour officier en tant que conseiller technique d’Alassane OUATTARA en charge de la réforme de la Justice ivoirienne, beau gage d’indépendance s’il en est),…
Qu’en est-il aujourd’hui de toutes ces accusations qui ont servi à justifier l’emploi de la force pour destituer son indocile et incorruptible mari jusqu’à sa remise par la France le 11 avril 2011aux rebelles reconvertis en Forces Républicaines de Côte d’Ivoire comme s’il suffisait de changer de nom ou d’habit pour transformer des putschistes sanguinaires en démocrates convaincus ? Laurent GBAGBO vient de voir les charges confirmées pour seulement quatre des faits pesant contre lui portant sur 164 victimes sur un total de plus de 3000 qu’on lui impute abusivement et unilatéralement relativement à la crise postélectorale à l’issue de 3 ans d’enquête à charge de la part de deux procureurs complètement acquis à la Françafrique (l’Argentin Luis Moreno OCAMPO et la Gambienne Fatou BENSOUDA, leur alibi CPI de la diversité). Et encore, il a fallu user de manœuvres dilatoires, renvoyer BENSOUDA à sa copie tant les preuves étaient insuffisantes même pour des juges rompus à l’ordre néocolonial, sans oublier l’opinion dissidente de la troisième juge qui malgré la meilleure volonté du monde n’a pas voulu achever de décrédibiliser la  CPI en confirmant des charges sur la base d’un dossier aussi grossier.
Simone Ehivet GBAGBO est une fois de plus enfermée, privée des siens et du peuple qui l’a portée au pouvoir aux côtés de son mari. Car rappelons en effet que, comme Laurent GBAGBO, ce n’est pas la première fois que cette brillante et courageuse femme politique est emprisonnée par le même Alassane OUATTARA qui plus est ! Dans son admirable livre « Paroles d’Honneur » de 2007 qui gagnerait à être réédité, elle rappelle comment en 1992, elle a failli perdre la vie, battue à mort et plongée dans un coma à l’issue incertaine avant de se réveiller à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) par décision de celui là même qui exerce aujourd’hui la présidence de fait en Côte d’Ivoire.
Contrairement aux apparences, ce n’est pas nous qui marchons pour Laurent GBAGBO, pour Simone GBAGBO et pour toutes les autres figures de la Résistance panafricaine, mais bien ces dernières qui sont en prison ou ont déjà donné leur vie pour que nos enfants soient débarrassés des coups de force de la France et de l’Organisation des Nantis Unis qui nous dirigent au nom de leurs intérêts élitistes court-termistes.
Pour vous prouver que nous sommes loin d’être les seuls à dénoncer le coup d’arrêt qui a été porté à la fragile démocratie ivoirienne, nous vous informons de la naissance de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO et vous invitons à prendre connaissance de sa dernière Tribune sur le lien suivant : http://soutienetliberte.wordpress.com/2014/06/11/les-nouveaux-signataires-de-la-tribune-pour-la-liberation-immediate-de-laurent-gbagbo.
Pour finir notre propos et vous inviter à sortir de votre silence aussi coupable qu’indécent tandis que les crimes que vous prétendiez avoir à cœur d’éviter se poursuivent en Côte d’Ivoire, permettez-nous de vous soumettre ci-après quelques citations de Simone Ehivet GBAGBO qui est non seulement une intellectuelle engagée pour l’émancipation de son peuple en particulier et de l’Afrique en général, mais qui est devenue, sous le coup de vos assauts néocoloniaux répétés, au péril de sa vie et de celle de ses proches, une figure vivante de la Résistance à l’oppression, un chemin de lutte à suivre pour nous et à méditer pour vous !

 « Femme Noire, Femme Africaine, ô toi maman Simone, nous pensons à toi.
Toi qui nous éduquas, toi qui nous ouvris les yeux aux prodiges de la Lutte,
Toi qui patiemment supportais nos querelles et nos erreurs,
Ô toi maman Simone, toi de la lignée des Grands Résistants, de la grande famille du vrai socialisme, celui du Front Populaire Ivoirien,
Nous te saluons, t’aimons et te disons « OVAJAB » pour « On Va Aller Jusqu’Au Bout ! »
Tes filles, si loin, si près de toi. »
                                                                     Adapté du poème de Camara LAYE : « A ma mère »
Fait à Courbevoie, le vendredi 20 juin 2014
Fatou Mahine,
La Présidente de FER
 







 

MORCEAUX CHOISIS DE «PAROLES D’HONNEUR» DE SIMONE EHIVET GBAGBO
Quelques morceaux choisis du parcours exceptionnel de cette figure héroïque de la Résistance tel que relaté dans son livre autobiographique "Paroles d'honneur" paru aux éditions "L'autre Temps"  fin 2008 : "A toutes les femmes et à tous les enfants sacrifiés pour la patrie ! Je dédie ce livre aux victimes de cette crise, celles des massacres de gendarmes de Bouaké et de leurs enfants ; celles de Guitrozon et de Petit Duékoué, celles de novembre 2004. Je veux saluer leur mémoire. Je veux dire aux parents de ces victimes que je pense souvent à eux, que je prie pour eux. Il y a eu beaucoup de drames dans notre histoire récente, mais il y a eu aussi beaucoup de bravoure et de courage. Les Ivoiriens ont pris fait et cause pour leur pays, ils ont compris comment on voulait les spolier de leur Nation, de leur Souveraineté."
 « Ma Mère l’Afrique 
Heurs et malheurs d’un continent
[…]Les Portugais ont été les premiers […]Les pays d’Europe s’étaient partagés le monde […] Traite négrière et commerce de l’Ivoire s’ensuivirent […]Durant 3 siècles jusqu’à son interdiction en 1848, la traite va entraîner le dépeuplement […]Au Congrès de BERLIN en 1885, l’Europe se partagea tranquillement les zones d’influence […] L’histoire d’un continent ne se résume pas en quelques lignes, mais ces quelques lignes montrent à l’évidence combien ma mère l’Afrique, je devrais dire notre mère, a été au cours des siècles, exploitée, combien ceux qui y vivaient ont été malmenés, torturés, sans parler des esclaves, des hommes rendus au rang de simple objet marchand.
Respect du droit des peuples
Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, il faut savoir qu’à l’instar des autres pays africains cet Etat a été créé par un découpage artificiel, voir arbitraire, par l’Europe coloniale lors de ce fameux congrès de Berlin. De ce fait, des peuples de cultures différentes, des hommes et des femmes de structures sociales et politiques différentes, se sont trouvés contraints de cohabiter au sein d’une même entité nouvelle, aussi étrangère qu’abstraite. Difficile pour cet ensemble hétéroclite de former une nouvelle nation de façon spontanée […] L’édification de la nouvelle Nation est pourtant véritablement en marche.
Si riche et toujours pauvre !
Traditionnellement la Côte d’Ivoire a souvent été conduite à aider certains de ses voisins en leur apportant secours financiers, budgétaires, matériels et humanitaires […] Nous représentons une plate-forme incontournable. Cependant, aujourd’hui plus que jamais, on veut décider pour nous. Tous les coups sont permis, les soutiens affichés aux opposants politiques et aux rebelles, les menaces, les sanctions économiques, les sanctions militaires, les opérations médiatiques, les coups d’Etat… Et pendant ce temps là, l’Afrique est encore et toujours exploitée. Le monde s’enrichit et l’Afrique ne cesse de s’appauvrir […] Malgré un sous-sol très riche, notre continent est scandaleusement sous-équipé et possède très peu de structures de transformation industrielle. Le choix des « meilleures » politiques économiques pour l’Afrique se fait, sans nous, au sein du G8 et au niveau du FMI et de la Banque Mondiale [exemple de la dévaluation du franc CFA de 50% avec ses conséquences sociales désastreuses] Si ces choix étaient bons pour nous, l’Afrique ne serait plus ce continent misérable sur lequel le chômage, la corruption, la violence, la criminalité, l’instabilité politique, les guerres ne cessent de se répandre.
A qui profitent ces choix ? C’est pour modifier ces réalités que nous nous sommes toujours battus et c’est pour cela que nous sommes aujourd’hui combattus. Ce que nous voulons, tenant compte des aspirations du peuple ivoirien, c’est revoir ces accords de coopération économiques, monétaire et militaire qui datent des années 60 et qui ne sont d’ailleurs pas appliqués, lorsque nous en avons besoin [allusion au refus de la France de faire jouer les accords de coopération militaire lors du coup d’Etat de 2002). […] Je plaide pour le respect du droit du peuple de Côte d’Ivoire et de ceux de l’Afrique tout entière à disposer d’eux-mêmes. J’invite les Africains et particulièrement les intellectuels dont les voix portent en Afrique à faire entendre le cri des Ivoiriens. Les Ivoiriens ont aussi ce droit reconnu par l’humanité d’avoir un bout de terre et de le défendre.
La peur de l’autre
Tout se passe encore comme si, pour certains, l’Afrique était une zone de non-droit et ses habitants, des citoyens d’un monde de seconde zone. Le seul fait d’être noir et africain porte préjudice sur la scène internationale et discrimine. Nous sommes même devenus la poubelle de l’Occident ! La récente affaire, chez nous, des déchets toxiques du Probo Koala le confirme tristement. Si l’on avait voulu nous empoisonner, on ne s’y serait pas pris autrement. Les richesses de l’Afrique noires sont traitées, malgré les mouvements récents de l’histoire, comme propriétés des ex-puissances coloniales ! C’est insensé, mais c’est comme ça.
La nécessaire solidarité entre Pays africains…
Il faut mettre en place un partenariat pour la paix et le développement entre les pays africains, mettre en place un espace commun de paix et de sécurité, fondé sur les principes des droits de l’homme et de la démocratie. Les droits de l’homme sont indivisibles et ne peuvent souffrir deux poids deux mesures et la démocratie est une condition nécessaire à la paix, même si ce n’est pas une condition suffisante. Il faut qu’en Afrique, nous faisions respecter nos démocraties. […]
Car ils diabolisent pour mieux asservir !
En pénétrant dans les sphères du pouvoir, j’ai été tour à tour scandalisée, effarée, écoeurée par ce qui s’y joue, la façon dont les pays riches se prennent pour les maîtres du monde et considèrent l’Afrique comme leur terrain de jeu personnel. Quitte, comme cela a été le cas, à inventer les pires mensonges lorsque vous ne vous laissez pas acheter ou lorsque vous ne les achetez pas ! Quitte à mettre en branle tous les médias possibles et à asséner de fausses informations pour peu qu’ils sentent une véritable résistance. […]
Avant d’arriver dans ces sphères, lorsque j’étais une simple militante, j’étais uniquement habitée par mes nobles visions, motivée par ma passion de la liberté et de la justice. Ce que je découvre à présent, c’est l’âpreté du combat et la laideur de l’adversité.
Je n’étais pas totalement  naïve non plus, je réalisais bien que, si nous avions accédé au statut d’indépendance, nous n’étions toujours aux yeux des pays occidentaux que des citoyens d’un monde de seconde zone. L’absence de réelle démocratie, bien davantage que notre statut d’ex-colonisés, expliquait, me semblait-il, que nous soyons à la marge de la scène internationale. […]
La mise en place d’une Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest était la seule voie pour affronter la mondialisation et la concurrence internationale. Des actions vigoureuses ont été depuis entreprises pour une plus grande convergence des politiques macro-économiques et pour la mise en œuvre effective des prescriptions d’une Politique Industrielle Commune. Le marché de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) est un premier pas pour nous insérer efficacement dans le commerce international. Mais il s’agit d’aller plus loin  encore, vers une union politique qui renforcerait la communauté de destin de toute l’Afrique de l’Ouest.
Aller plus loin dans la construction de l’Union Ouest Africaine, c’est aussi mettre en œuvre une politique de bon voisinage, d’amitié et d’hospitalité avec les peuples.
Avec le FPI, Laurent GBAGBO a toujours prôné une Union africaine solide et solidaire qui ne peut que fortement déranger les grandes puissances occidentales.
Ce que nous voulions de toutes nos forces, et que nous voulons encore aujourd’hui plus que jamais, c’est proposer aux jeunes Africains de prendre leur destin en main, de tirer les pays vers le haut, de valoriser leurs réussites en refusant tout misérabilisme, tout fatalisme. L’Afrique a besoin d’une jeunesse qui croit en sa Terre.
Langue de cœur contre langue de bois
J’aimerais bien faire comprendre aux jeunes comme aux moins jeunes, qui se sentent désespérés, exclus, qui ont l’impression de compter pour du beurre, que c’est sur eux-mêmes qu’ils doivent compter, qu’ils doivent  se faire confiance, croire que, comme chacun sur cette Terre, mais plus encore dans un pays comme le nôtre, ils ont une destinée. Il ne faut surtout pas rester les bras ballants à regarder passer le train de l’Histoire, il faut vouloir et il faut agir.
Si nous restons les bras croisés, rien ne se fera, si nous laissons les dés de nos destinées entre d’autres mains, rien ne sera possible. Mais si nous décidons de penser par nous-mêmes, de créer nous aussi, d’être conscients de nos actes et de leurs portées, d’être vigilants  et d’œuvrer, pour qu’autour de nous les choses aillent un peu mieux, tout sera possible !
En Afrique, nous avons des choses à dire, des richesses à apporter, et du haut de notre modestie, du plus profond de notre petitesse, nous devons parler, au risque de déranger, au risque de soulever le mépris […]Nous devons parler car nous pouvons ramener la sagesse au monde, nous pouvons ramener l’humilité dans le cœur des grands. La femme dans sa maison doit parler, mais elle doit également s’exprimer sur la place publique, car elle possède, elle aussi, des grains de sagesse et des grains de discernement. Elle peut sauver  son peuple, elle peut défendre son monde.
A bâtons rompus Epilogue
Audace et action
[…] Nous devons nous organiser, au-delà même du Front Populaire Ivoirien, toutes les personnes de bonne volonté, toutes les personnes qui ont un sentiment républicain et qui revendiquent la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Nous devons nous organiser, pour donner une victoire incontestable au candidat Laurent GBAGBO (NDLR : rappelons que nous sommes fin 2008 lorsque le livre paraît). Une poignée de rebelles ne peut pas triompher de nous et de notre développement. Nous avons le devoir de rester debout de faire progresser notre nation, envers et contre tout. Lorsque nous prenons le temps de discuter de choses ordinaires comme les élections, comme le développement, comme la reconstruction, nous démontrons aux yeux de la communauté internationale qu’envers et contre tout, la Côte d’Ivoire sera debout. Nous démontrons que notre pays ne sera jamais vaincu. Nous démontrons par les actes, par les faits que pour nous, la vie continue, envers et contre tout. Nous démontrons par des faits et non pas par des discours, que nous, nous sommes un peuple debout, un peuple qui peut plier mais qu’on ne peut pas briser. Nous devons montrer aux yeux de tous, qu’en Côte d’Ivoire, nous sommes encore vivants et que nous ne flancherons pas. Nous allons continuer à nous développer ; nous allons continuer à progresser, nous devons montrer le visage d’hommes et de femmes debout.
Peuples d’Ivoire !
Je laisse à Michel, notre fils, les mots de la fin, celle du poète : 
Peuple d’Ivoire, tourmenté, tu avances
Sur les rocailles de la haine, tu lances
Le chant du pardon qui apaise les cœurs
Afin que tes pieds ne se blessent à heurs…
Michel GBAGBO »



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