TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mercredi 27 novembre 2013

BESOIN DE VOTRE SOUTIEN POUR ARMAND IRE

Sans visa pour la France, le journaliste ivoirien Armand IRE, AKA Marc BLANCHARD K., est en train de devenir aveugle.

Antoine MASSE, Sylvain GAGNETAUD, Désiré OUE,…  Comme si les assassinats impunis  ne suffisaient pas, il faut aussi que les journalistes ivoiriens subissent toutes sortes d’atteintes à leurs droits fondamentaux, à  commencer par celui de vivre ou de se soigner (cf. communiqué de Reporters Sans Frontières du 21 novembre2013 intitulé : "Les tentatives d'intimidation des journalistes se multiplient" http://fr.rsf.org/cote-d-ivoire-les-tentatives-d-intimidation-21-11-2013,45489.html) . C’est ce qui arrive à Armand IRE (correspondant permanent Afrique centrale du Nouveau Courrier) et réfugié politique au CAMEROUN depuis 2011.

Atteint de graves problèmes aux yeux, il a déjà perdu l'oeil droit et a réussi à garder un peu de vision à l'oeil gauche (1.5/10 non améliorable d'après les rapports médicaux sous réserve d'une
opération en urgence d'ablation du silicone qu'on lui a injecté en 2012 à TUNIS).


Bien que cette deuxième opération soit contenue en germe dans la suite de la première, le Haut Comité au Réfugiés de YAOUNDE ne l'a pas autorisé à partir se faire opérer à TUNIS ou à RABAT.

Devant la non réponse des autorités tunisiennes et marocaines, c'est la représentante adjointe du HCR qui a suggéré de déposer une demande auprès de l'ambassade de FRANCE qu'elle s'est engagée à appuyer autant que possible au vu de l'urgence de sa situation. Depuis, on ne cesse de lui réclamer de nouveaux documents pour retarder, voire empêcher sa venue en FRANCE où une opération de la dernière chance pourrait l'empêcher de devenir aveugle.

Soucieux de fournir tous les documents requis depuis son premier entretien avec les services consulaires français de YAOUNDE début novembre, un AR de dépôt de dossier complet a fini par lui être remis. 

Le Consul a tenu à le saluer en personne alors qu'il remettait pour la troisième fois son dossier de demande de visa le 22 novembre dernier, insistant sur le fait qu'il avait reçu de nombreux appels de soutien à sa demande de visa, notamment en provenance de Reporters Sans Frontières et du Haut Comité aux Réfugiés de YAOUNDE. Et pourtant il n'a toujours pas obtenu le sésame pour la FRANCE à quelques heures de son vol pour PARIS ce mercredi 27 novembre. A défaut, Armand IRE ne pourra encore honorer son RDV dans un hôpital parisien de ce jeudi 28 novembre, ce qui repoussera encore le diagnostic et l'opération d'ablation du silicone si elle se confirme, augmentant le risque de cécité définitive à terme.

Pour comprendre la dimension politique du dossier de demandeur de visa de ce journaliste ivoirien pro-Gbagbo, il n'est pas inutile de rappeler qu'Armand IRE est également l'auteur de "Côte d'Ivoire : vote sanglant et douleurs d'exil" paru aux Editions L'Harmattan dans lequel il dénonce le rôle prédominant de la FRANCE dans l'installation et le maintien d'Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir (cf. première et quatrième de couverture ci-dessous).



Espérant pouvoir compter sur votre soutien, nous vous remercions de bien vouloir intercéder en sa faveur auprès des services consulaires de l'ambassade de FRANCE à YAOUNDE en appelant le  00 237 22 22 79 00, en faxant tout document utile au 00 237 22 22 09 ou encore en envoyant un mail à  chancellerie.yaounde-amba@diplomatie.gouv.fr.

Vous remerciant par avance de votre aide ou de toute autre solution alternative que vous pourriez nous suggérer en vue de permettre à Armand IRE de garder la vue, nous vous prions d'accepter nos salutations les plus reconnaissantes.

Femmes en Résistance
Fatou Mahine
06 69 49 40 06
Christine COLIN TIBALA
06 10 47 67 17


REACTION D'UN PATRIOTE SUR NOTRE PRETENDUE NAIVETE :

Le 27 novembre 2013 15:58, un Patriote a écrit :

"Arretons notre naïveté et faisons fonctionner nos meninges. Nous gagnerons en efficacité. Ces gens nous ont tout dis en installant une oligarchie à la tete du pays à leur solde après avoir enlevé le President que nous avons elu au mepris de tout. et vous pensez que cest la santé d'un journaliste qui va les preoccuper?? ouvrons les yeux chers compatriotes."

VOICI CE QUE NOUS LUI REPONDONS : 

Nous souscrivons entièrement à votre affirmation quant à la naïveté de croire que le Gouvernement français pourrait spontanément s'intéresser à la santé d'un journaliste ivoirien, pro-Gbagbo qui plus est... Mais en sollicitant votre soutien, nous nous adressons aux citoyens, aux militants, aux femmes et aux hommes politiques engagés, bref à tous ceux qui font que la France ne se réduit pas à son Gouvernement et à ses intérêts oligarchiques du moment.

Armand IRE est Ivoirien, pro-Gbagbo, journaliste, écrivain engagé et réfugié politique depuis 2011. C'est d'ailleurs la représentante adjointe du HCR au CAMEROUN qui lui a suggéré de demander un visa pour la FRANCE quand après plus d'un mois, Armand et ses fidèles amis -spécialement camerounais- qui ne ménagent pas leurs efforts pour l'aider, ont compris que ni la TUNISIE, ni le MAROC via le HCR dont il relève ne donnaient suite à sa demande de voyage pour opération urgente (non décision d'autant plus étonnante que pour ces deux pays, aucun visa n'est requis et que l'opération était prévue pour le 281013). 

Pourquoi aider M. IRE plutôt que tel ou tel autre journaliste me direz-vous ?

Nous continuons de croire que c'est en exposant les tenants et aboutissants de situations individuelles ou collectives concrètes que nous parviendrons à rétablir -pour ne pas dire établir- la vérité sur les responsabilités du drame ivoirien qui se poursuit.

Ainsi, Reporters Sans Frontière a appelé le Consulat français de YAOUNDE pour appuyer sa demande de visa, alors que l'ONG n'avait pas bougé lorsqu'Armand avait sollicité son aide quand la DST camerounaise l'avait arrêté et maintenu au secret sans raison pendant quelques jours en 2012 (je vous renvoie au chapitre correspondant de son livre pour plus de détails). Concernant sa demande actuelle de visa, le service assistance de RSF a d'ailleurs d'abord laissé entendre que le dossier de M. IRE était purement humanitaire et aucunement politique, ajoutant de surcroît qu'il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire dans la mesure où il n'entrait pas dans ses attributions d'intervenir en matière de délivrance de visas.

Or, voici ce que nous avons trouvé sur leur site WEB (http://fr.rsf.org/soutenir-et-proteger-les-12-09-2012...) :
OFFRIR UNE ASSISTANCE DIRECTE AUX JOURNALISTES Depuis vingt ans, l’organisation apporte son soutien aux demandes de protection ou d’asile des journalistes en exil et octroie des bourses d’assistance aux journalistes en situation d’urgence ainsi qu’à leurs familles. Ces aides ponctuelles permettent aux journalistes poussés à l’exil, agressés ou poursuivis en raison de leurs activités, de subvenir à leurs besoins de première nécessité, de payer leurs frais médicaux ou de se mettre en sécurité. En 2012, 166 bourses d’assistance ont été attribuées.
CONVAINCRE LES INSTITUTIONS Le bureau engage différentes actions auprès des autorités nationales et internationales, notamment auprès de l’UNHCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés. Depuis 2009 et les élections contestées en Iran, une cinquantaine de visas ont été accordés par les autorités françaises à la demande de Reporters sans frontières.

Ce qui revient à reconnaître que quand il s'agit de journalistes iraniens, RSF* a les moyens de demander et d'obtenir des visas des autorités françaises, mais que quand il s'agit de journalistes ivoiriens pro-Gbagbo, cela n'entrerait plus dans ses attributions !

C'est sur ces contradictions et ses interprétations à géométrie variables des Droits de l'Homme que nous nous sommes permis de solliciter votre aide pour qu'Armand IRE ait droit à la même assistance que ses confrères qui risquent leur vie pour que nous ayons une information libre et indépendante.

*A noter que RSF est membre de la Coalition Française pour la Cour Pénale Internationale (CFCPI) = http://www.cfcpi.fr/spip.php?rubrique8#organisation, elle même membre de la Coalition Pour la Cour Pénale Internationale (CCPI) = http://www.iccnow.org/index.php?mod=home qui fédère plus de 2500 ONG. Il n'est d'ailleurs pas fortuit de constater que la plupart ces ONG continuent de soutenir inconditionnellement la CPI qui prend l'eau de toutes parts. Une grande partie de leur budget et/ou de la reconduite de leurs actions en dépend souvent. Ceci expliquant sans doute cela.

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