TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

vendredi 8 mars 2013

DROIT DE REPONSE A TOUS LES MEDIAMENTEURS Y COMPRIS LES ALTERMONDIALISTES OU CEUX QUI SE CONSIDERENT COMME TELS !

Je comptais vous adresser ce texte avant l’intervention de Laurent GBAGBO devant la CPI en clôture de session. Mais comme cela n’a pas été possible, je me permets de vous donner le lien vers une retransmission de son intervention d’à peine plus d’un quart d’heure aussi limpide qu’édifiante. Après avoir rappelé son combat au service du multipartisme et de la recherche d’une solution pacifique aux problèmes rencontrés pendant sa décennie à la tête de la Côte d’Ivoire, Laurent GBAGBO affirme que la responsabilité de la crise postélectorale et de ses conséquences tragiques ne saurait s’appréhender en dehors de la réponse au nœud gordien de cette tragédie : « qui a gagné les élections ? », question écartée d’emblée par Madame la Procureure BENSOUDA (dont l’absence non motivée à la CPI depuis plusieurs jours continue de donner lieu à toutes sortes de spéculations. Scrupules de dernière minute pour exécuter le plan d’assujettissement aux intérêts occidentaux au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ou sanction pour pièces de l’accusation non vérifiées et étrangères au dossier ?). Laurent GBAGBO rappelle qu’il est ici devant la CPI pour avoir respecté la Constitution et qu’il incombe à ses juges de décider quel signal ils veulent envoyer aux peuples Africains pour les aider à construire la démocratie dont ils ont besoin pour eux-mêmes et non pour satisfaire aux desiderata de l’Occident .

LIEN VERS LA RETRANSMISSION DE L’ALLOCUTION DE LAURENT GBAGBO

Avant  d'en venir à ma réaction au dernier texte à charge contre Laurent GBAGBO que vous relayez ci-dessous, je vous donne quelques liens sur les autres retransmissions de l'audience de Laurent GBAGBO devant la CPI. Je vous invite- tout particulièrement - vous M. BRUGVIN et Mme BOICHOT-CAMARA votre ardente "avocate" - à bien écouter l'intervention de Maître BAROAN, à l'aune de son appartenance à la « communauté » DIOULA en sus de ses compétences d'avocate et de femme engagée au service de la Vérité et de la Justice : https://www.youtube.com/watch?v=phuvNk-rq1c  (je sais que vous allez me rétorquer que les plus grands xénophobes agitent toujours quelques alibis de la diversité pour s'exonérer de tout parti pris, mais écoutez ce que cette juriste ivoirienne et femme de cœur nous a dit,  sans vouloir vous obliger bien entendu !)

LIENS VERS LES AUTRES AUDIENCES D’INFIRMATION  DES CHARGES CONCERNANT LAURENT GBAGBO

8ème jour Fin de l'audience de confirmation de charges

http://www.youtube.com/watch?v=ayIfNYSt9cw

8ème jour Le président Laurent Gbagbo s'adresse à la cour et aux Africains

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=B6WCx2Bm2wk

8ème jour Audience de confirmation des charges Laurent Gbagbo 28 février 2013 part 4

8ème jour Audience de confirmation des charges Laurent Gbagbo 28 février 2013 part 3

8ème jour Audience de confirmation des charges Laurent Gbagbo 28 février 2013 part 2
8ème jour Audience de confirmation des charges Laurent Gbagbo 28 février 2013 part 1

CPI mercredi 27 février 2013
7e Jour d'audience la défense part2 suite-Prof Jacobs 2013-02-27-16h06m51
7e jour d'audience Part2 GBAGBO LE DEMOCRATE-2013-02-27-15h27m36s-I
7e jour d'audience part1 suite_2013-02-27-14h34m22s-ICC
7e jour d'audience Part1_La défense démonte la responsabilité de Gbagbo-201

6ème jour Audience de confirmation Laurent Gbagbo intégrale 26 février 2013 hormis les  plantages de serveurs

5ème jour Audience de confirmation de charge Laurent Gbagbo 25 février 2013 part 3
5ème jour Audience de confirmation de charge Laurent Gbagbo 25 février 2013 part 2
5ème jour Audience de confirmation de charge Laurent Gbagbo 25 février 2013 part 1

4ème jour Audience de confirmation de charges 22/02/2013 parti défense
4ème jour Audience Gbagbo partie 2 procureur 22 février 2013
4ème jour Audience Gbagbo partie 1 procureur 22 février 2013

3e jour d'audience: Accusation Part2_2013-02-21-15h35m18s-ICC Salle d
3e jour d'audience: Accusation Part1-BIS-2013-02-21-13h05m27s-ICC Salle d

2e jour d'audience: Accusation Part-1_2013-02-20-16h11m53s-ICC Salle d
2e jour Audience de Confirmation 2013-02-20-15h36m48s-ICC Salle d

Premier  jour d'audience  GBAGBO Audience 2013-02-19-ICC Salle d_Part2
Premier  jour d'audience  GBAGBO Audience 2013-02-19-ICC Salle d_Part2
En ce qui concerne le texte ci-dessous à nouveau véhiculé par notre gardien de la bonne conscience altermondialiste - bon je me calme - car on va encore me rétorquer que je suis trop agressive et que ça dessert notre cause... J'oublie toujours que chez les tenants de la nouvelle gauche progressiste, fut-elle altermondialiste, même quand on assassine ta famille, t'interdit toute liberté d'expression, torture tes proches, viole tes soeurs et tes mamans, tu as le droit de t'indigner, mais tu dois le faire la fleur à la bouche et sans hausser le ton, car sinon tu te décrédibilises et tu ne rends pas service à ceux que tu prétends défendre. Bel exemple de lâcheté doublée de tentative écoeurante de culpabiliser les victimes qui n'en peuvent plus d'enterrer leurs morts et de crier dans le désert de notre conscience occidentale pétrie de complexe de supériorité refoulée (et je me mets dans le tas car comme j'ai coutume de le dire : "je suis française et dominatrice, mais je me soigne" (et pour faire plaisir à  Julien que je remercie pour ses bons offices de médiation et de dédramatisation gasy, j'ajoute : "je suis blanche, vazaha, zoreille, nassara, toubaboun, leucoderme,... et si je n'ai pas choisi ma couleur, en revanche, je peux choisir mes combats !")

M. BRUGVIN, vous annoncez par avance que vous ne pensez pas répondre aux autres mails sur la question car "on ne fait pas changer quelqu'un qui ne le souhaite pas" dites-vous. Votre but est donc de nous faire changer ? Moi qui croyais que nous étions là pour échanger des informations ou des arguments sur la situation de l'Afrique et sa relation avec le monde en général et la France en particulier ! Je vous rappelle que c'est vous qui avez initié les échanges sur l'ivoirité et l'utilisation criminelle qu'en aurait fait Laurent GBAGBO pour arriver et se maintenir au pouvoir en produisant un texte outrancier, mensonger et absolument vide de référence concrète sur La Côte d'Ivoire de Laurent GBAGBO, d'ailleurs reproduit ci-dessous avec ma réaction afférente. Et parce que nos réponses n'ont pas l'honneur de vous "convenir", vous décidez de ne plus désormais nous répondre. Mais avant de "raccrocher", vous n'oubliez pas de nous déverser un autre texte - pas de vous celui-là - et pour cause vous n'avez pas été en mesure de trouver par vous-même une seule preuve de vos allégations de crimes supposés commis sous l'emprise de l'idéologie identitaire et pré génocidaire que vous prêtez à Laurent GBAGBO.

Je crois avoir trouvé d'où vous vient cette haine tenace à l'encontre de Laurent GBAGBO. En travaillant à la rédaction d'un contre-rapport à celui de HRW sur lequel repose 90% des charges  contre Laurent GBAGBO  devant la CPI (sur lequel s'est d'ailleurs appuyée l'accusation, faute de véritable enquête contre les auteurs de crimes contre l'humanité en Côte d'Ivoire), je suis tombée sur le fameux brûlot de Benoît SCHEUER : "Côte d'Ivoire : poudrière identitaire". Je vous promets de revenir vers vous et de vous montrer en quoi il s'agit d'un pur film de propagande, mais je vous donne déjà quelques éléments afin d'apprécier l'objectivité de ce film  au service d'Alassane OUATTARA : 3 des principaux témoins à charge contre le régime de Laurent GBAGBO de ce "documentaire" de 2001 sont des partisans farouches d'Alassane OUATTARA (Abdou TOURE le sociologue est devenu depuis la chute de Laurent GBAGBO ambassadeur de Côte d'Ivoire au BURKINA FASO ; Jean-Baptiste KABORE présenté comme le responsable d'1 ONG "sang pour sang" supposée regrouper les victimes Burkinabé de l'ivoirité prétendûment incarnée par Laurent GBAGBO n'est autre que le fils d'Henriette DIABATE, bras droit au combien fidèle d'Alassane OUATTARA et de son RDR ; Epiphane Zoro Bi Ballo le juge qui a délivré l'extrait d'acte de naissance tellement décrié à Alassane OUATTARA en 1999 est devenu Secrétaire général de la Commission nationale de la Francophonie Côte d'Ivoire, un outil bien huilé au service de la Françafrique). 

Où sont les signataires de l'appel d'AIRCRIGE appuyé sur ce pseudo documentaire pour prévenir le génocide en Côte d'Ivoire de 2001/2002 relayé par Survie notamment et signé par Noël MAMERE et tant d'autres (http://aircrigeweb.free.fr/ressources/coteivoire/civ_appel/appel01.html) ?

Votre silence messieurs et mesdames les altermondialistes est assourdissant en ce qui concerne les crimes d'Alassane OUATTARA servant local de l'Occident. On peut se tromper de bonne foi, mais persister dans l'erreur et le mensonge pour ne pas avoir à reconnaître ses erreurs devient criminel quand tant de vies sont en jeu.

Où est d’ailleurs passée l'association "Prévention génocide" créée par M. SCHEUER pour déverser son documentaire de propagande qui n'est plus là pour porter secours aux victimes de la crise ivoirienne dont la liste ne cesse de s'allonger  (son site a d’ailleurs disparu : http://www.prevention-genocides.org/ ?

Qu'avez-vous à répondre à l'appel de Maître BAROAN ci-dessous retranscrit ?  

Extrait de son intervention du 20 février devant la CPI :
"[...] Toutes ces victimes, toutes les victimes de Côte d’Ivoire ne comprendraient pas que je reste silencieuse sur la question des victimes. Dans leur entendement, on ne peut pas se dire de Côte d’Ivoire, dire aimer ce pays et rester insensible au sort des victimes que la perfidie et la cupidité continuent d’y faire. On ne peut pas rester, en venant de Côte d’Ivoire, insensible à la question des victimes. Oui, on ne peut pas rester insensible à la question des victimes de Côte d’Ivoire parce qu’ils sont des victimes d’un pays balafré et divisé de façon factice. D’une Côte d’Ivoire où le nord est en fait et dans les faits une réalité au sud. Je suis moi-même cette réalité. Et mon cas n’est pas singulier. Ce sont des millions d’Ivoiriens qui se retrouvent dans ce schéma bien simple et coutumier, celui d’un Malinké, donc de ce groupe communément appelé les Dioula, qui vient s’installer dans le sud forestier et polygame pour la plupart du temps, et qui va donner à ses enfants des mères qui viennent de presque toutes les régions. Oui, mon père est venu du pays malinké. Son village, c’est Minignan, à l’extrême nord de la Côte d’Ivoire. C’est même à la frontière avec la Guinée. Mes cousins disent que nous partageons avec la Guinée des bas-fonds. Il est descendu dans le sud forestier, à Sinfra, dans le pays gouro. Et je suis née d’une mère qui est venue du pays bété. Mon père nous a donné d’autres mamans qui sont venues des autres régions : Baoulé, Dioula, Guéré. Et moi, je suis descendue à Abidjan où je vis depuis des décennies. Minignan, Mon Faso comme nous disons en dioula, je ne l’ai vue qu’en 2010 et encore à l’occasion d’un déplacement professionnel. Cette vérité qui est la mienne est celle d’innombrables enfants de Dioula pour qui le Faso est encore un lieu mythique parce que la plupart du temps, nous ne connaissons pas nos villes d’origine. C’est ça la Côte d’Ivoire, c’est ça la réalité qu’on cache et qu’on veut cacher pour correspondre au cliché nord et sud.
En Côte d’Ivoire, il n’y a pas de nord musulman et de sud exclusivement chrétien. La raison est simple. Parce que nous les originaires du septentrion ivoirien, nous sommes tous au sud où nous prospérons depuis des décennies dans la paix. C’est ce qui explique d’ailleurs que je n’ai connu que si tardivement mon Faso Minignan. C’est ça, et c’est pour cela que les victimes comptent beaucoup sur vous, parce que la lutte contre l’impunité ne se divise pas. Il ne peut y avoir de bonne ou mauvaise victime. Et l’égalité devant la souffrance exige la même prévenance. Une prévenance qui exclut toute distinction basée sur le groupe ethnique, sur la nature ou le mode de mort ou de violence, sur la religion ou le camp, sur les points cardinaux. La souffrance n’a ni nord, ni sud, ni est, ni ouest. Pour les victimes, c’est seulement la douleur, le dépit, le désarroi qui les réunit.
Le procureur n’a eu de cesse de proclamer qu’il allait enquêter sur tous les crimes commis en Côte d’Ivoire. Depuis, les populations de Côte d’Ivoire attendent et ne voient rien arriver. Aujourd’hui encore, Yoro, du fond de son village de Satama Sokora, attend et il veut que votre Cour prenne en compte la réalité des faits dont le procureur ne produit qu’une image brouillée. L’attente de Yoro est aussi celle de Tapé Seri à Gnouboua, c’est aussi celle de Konan Akissi à Sakassou. C’est aussi celle du vieux Jean Guéhi à Bloléquin. C’est aussi celle de ces centaines de parents qui attendent toujours sous les anacardiers du nord le retour de leurs bambins enlevés un matin de septembre 2002. La réalité des faits pour ce monde, c’est d’entendre dire que, dans le drame ivoirien, chaque ivoirien, chaque victime doit et sera écouté.
Madame la présidente, Madame, Messieurs les juges, les cris percent les dortoirs des camps militaires de Bouaké et de Korhogo depuis 2002. Des cris montent de l’esplanade de l’Hôtel Ivoire et des conteneurs de Korhogo depuis 2004 ; des puits et des champs de Nahibly et de Bangolo. Des forêts de Baoulifla et de Gonaté ; des savanes de Botro et de Séguéla ; des tombes communes d’Abobo PK 18 ; des palmeraies de Sassandra ; des vergers de Bondoukou et de Madinani ; de tous ces lieux et de bien d’autres encore, fuit un murmure mélancolique qui sursure cette complainte. Nous attendons depuis 2002, 2003, 2004, 2011,2012 et toujours encore nous attendons. Quand aurons-nous enfin ce strapontin pour pourvoir écrire et voir écrire cette histoire de Côte d’Ivoire dont nous sommes la trame ? La représentante des victimes entend-elle les gémissements sourds qui montent de la terre de Côte d’Ivoire ? Les a-t-elle écoutés ? A-t-elle compris ou comprend-elle qu’il s’agit d’un enchaînement d’événements terribles ? [...] "
Vidéo en ligne de son intervention déjà citée plus haut : https://www.youtube.com/watch?v=phuvNk-rq1c  

Comment pensez-vous être crédible dans votre dénonciation légitime de l'impérialisme au MALI - dénonciation que nous sommes nombreux à soutenir nous partisans de Laurent GBAGBO - quand vous continuez de soutenir que l'intervention en Côte d'Ivoire était nécessaire et légitime et que l'occupation actuelle se justifie également ? Pourquoi ne souscrivez-vous a minima  à une commission d'enquête parlementaire que quelques parlementaires du Front de Gauche demandent depuis près de deux ans ?

Comment pouvez-vous être aussi actif pour réclamer la condamnation de Laurent GBAGBO pour des crimes allégués et rester silencieux sur les crimes avérés de la force Licorne en novembre 2004? En avril 2011 ? Et jusqu'à aujourd'hui ? La force Licorne est d'ailleurs citée en exemple par Christian BOUQUET et a vocation à former l'Armée de la CEDEAO, armée présidée par OUATTARA… Qui doit tant à la France. Et la boucle est bouclée ! (Christian BOUQUET, encore un soi-disant expert indépendant de l'Afrique récemment décoré à l’ambassade de CI en France par OUATTARA le 27 janvier 2012 à l’instar de tant d’autres : le couple SARKOZY, Alain JUPPE, Gérard LONGUET, le couple CAMDESSUS, Vincent BOLLORE, Martin BOUYGUES, Claude GUEANT, Mme BEN YAMED, François BAROIN, Michel ROUSSIN, Professeur M’BOKOLO,  ... Source :  http://lemaire00.blogspot.fr/2012_02_15_archive.html ).

Comment pouvez-vous rester silencieux sur les liens entre OUATTARA et les grandes multinationales et notamment la spéculation criminelle d'ARMAJARO en 2002/2010 société de négoce du café cacao dont Loïc FOLLOROUX gendre de OUATTARA n'est autre que le Directeur Afrique ? 

Après les actions musclées contre l’entourage proche de Laurent GBAGBO dans l'affaire de la disparition de Guy André KIEFFER, pourquoi ne vous entend-t-on plus réclamer justice depuis que l'on sait que sa disparition est sans doute liée à ARMAJARO et aux chefs rebelles encore à l'oeuvre en Côte d'Ivoire et promus dans l'Armée dite "républicaine" ?

De même pourquoi ne demandez-vous plus que la vérité soit fait sur l’assassinat d’Yves LAMBLIN tragiquement disparu au Novotel (avec deux autres personnes dont le Directeur de l’Hôtel) dont on sait aujourd'hui qu'ils ont été éliminés par le Commando Invisible ?

Et quid de l'assassinat par les rebelles de OUATTARA le 29 mars 2011 à YAMOUSSOUKRO de Philippe REMOND universitaire engagé qui a payé de sa vie son soutien à la MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) qui a bien failli voir le jour au grand étonnement des ingénieurs et décideurs occidentaux convaincus que les Africains en étaient bien incapables ?

Vous trouverez ci-dessous la lettre de "félicitations" d'un "admirateur" anonyme reçue quelques jours après mon mariage. Il avait vu notre photo de couple mixte sur le journal local et s'est donné la peine d'acheter un timbre et de m'adresser ce courrier révélateur du fond de sa pensée. A sa lecture, vous constaterez vous même qu'elle ressortit à ce que la France compte de plus réactionnaire, lâche, xénophobe, identitaire et tout ce que vous voulez de nauséabond. Est-ce pour autant que nous devons considérer aujourd'hui que tous les Français sont xénophobes, dangereux et lâches ? Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002 près d'un cinquième des électeurs ont accordé leur suffrage à LE PEN et si un SCHEUER Africain l’avait voulu, il aurait pu faire un micro-trottoir de nature à discréditer n’importe quel parti de gouvernement de gauche comme de droite en l’associant à ces préjugés et à cette haine de l’étranger !


Vous ne cessez de nous reprocher à nous, partisans de Laurent GBAGBO, d'être dans l'émotionnel et non dans le concret ou la défense de l'intérêt général et celui des peuples du Sud dont vous pensez avoir le monopole... Vous n'êtes pas partisan dites-vous ? Quand vous diabolisez Laurent GBAGBO ? Quand vous lui imputez  la prétendue xénophobie prégénocidaire sur laquelle il aurait surfé ? En ne parlant pas des dizaines de milliers de victimes des coups d'Etat dont Alassane Dramane OUATTARA est à l'origine à commencer par celui du 24 décembre 1999 ?  En ne connaissant pas la CÔTE D'IVOIRE et en vous appuyant sur les témoignages d'autrui toujours à charge bien entendu et en vous autorisant même à faire le parallèle entre le FPI de Laurent GBAGBO, le Front National des LE PEN et le national socialisme de HITLER ? Est-ce vraiment là votre conception de l'objectivité et de la rigueur scientifique du sociologue que vous êtes ?

Mme BOICHOT-CAMARA monte en effet au créneau pour défendre votre intégrité de militant, votre probité d'intellectuel et de sociologue nous dit-elle car vous seriez trop humble pour vous en prévaloir. Il me semble qu'en sociologie, il y a une méthodologie, une rigueur dans l'analyse des faits et des statistiques dont témoignent bien peu les deux textes  que vous diffusez sur l’ivoirité.

En gros, M. BRUGVIN, vous nous dites : "je ne connais pas la Côte d'Ivoire, je suis membre et militant de SURVIE depuis de nombreuses années, donc Laurent GBAGBO a bien surfé sur l'ivoirité car SURVIE l'a dit et écrit".

Oui, je suis une farouche partisane de Laurent GBAGBO. Et j'observe que la plus grande objectivité est parfois de dire de quelle subjectivité on se revendique. Je ne vous reproche nullement de ne pas être partisan de Laurent GBAGBO, mais cela vous donne-t-il le droit d'abandonner le peuple ivoirien aux mains d'un criminel avéré uniquement parce qu'il est protégé par ses riches amis et défend l'Organisation des Nantis Unis mise en place pour piller tranquillement les richesses de la planète ?

Vous reprochez encore à Laurent GBAGBO d’avoir renouvelé le contrat d’exploitation du port autonome d’ABIDJAN et surexploitez cela en en faisant le symbole de l’allégeance de GBAGBO aux multinationales françaises et à l’impérialisme occidental… A première vue, je pourrais aussi condamner ce renouvellement, sauf que vous ignorez totalement le contexte dans lequel ces accords ont été conclus. Vous occultez entièrement l’occupation de 60% du territoire par les rebelles qui se sont livrés pendant plus de 10 ans à toutes sortes de trafic. Et quand bien même la politique de Laurent GBAGBO serait-elle trop libérale à votre goût ou au mien, ou encore pas assez écolo (il faudrait d’ailleurs revenir sur l’instrumentalisation éhontée que les Verts ont fait de la tragédie des déchets toxiques du Probo Koala), ou encore trop social-démocrate, est-ce à vous ou à moi de décider à la place du peuple ivoirien de quels dirigeants ils veulent se doter ? Les Français ont élu SARKOZY en 2007. Je ne me souviens pas vous avoir entendu appeler à une intervention de l’armée ivoirienne pour l’empêcher de mener à bien sa politique pourtant réactionnaire ou bien ?

Et renvoyer OUATTARA et GBAGBO dos à dos comme si le putschiste et le démocrate artisan du multipartisme se valaient dans l’horreur n’est pas acceptable… car ce n’est tout simplement pas vrai. Je sais que le NI-NI vous arrange et vous donne bonne conscience, mais ce n’est là encore pas à nous de décider, mais au peuple ivoirien. Et que ne vous entend-t-on pas dénoncer l’alliance contre nature du PDCI et du RDR depuis 2005, après tout ce que l’on sait de BEDIE, de sa responsabilité dans l’instrumentalisation de l’ivoirité et dans celle des conflits fonciers attisant les griefs pour pouvoir repeupler le Sud-Ouest avec une main d’œuvre étrangère servile, en massacrant et expropriant les autochtones beaucoup plus réticents envers les riches multinationales agroalimentaires (notamment le groupe DREYFUS qui vient de se porter acquéreur de 100 à 200 000 ha de ces riches terres cacaoyères) ? Nous faire croire là encore que Laurent GBAGBO aurait utilisé l’ivoirité pour susciter le rejet des étrangers par le peuple Wê par exemple, c’est méconnaître totalement l’histoire de ce peuple et de cette région. En revanche, ce qui est vrai, c’est que les litiges fonciers  ont été exacerbés sur fond de spoliation des propriétaires terriens. Je suis également la fille d’un ex-paysan vosgien. Et je puis vous assurer que nous mettrions le département à feu et à sang si nous décidions subitement de donner la terre à ceux qui la cultivent, alors que de nombreux agriculteurs louent ces terres et n’en ont aucunement la propriété. Là encore, quand il y a un conflit de légitimité aussi complexe et potentiellement explosif à grande échelle, il faut se garder de souffler sur les braises, ce que beaucoup n’hésitent pas à faire souvent malgré eux d’ailleurs.

J’aurais pu vous parler du père comoro-malgache de mon premier fils enrôlé et entraîné par la barbouzerie françafricaine à l’âge de 14 ans, Bob DENARD et Capitaine LE JEUNE en tête, mais contrairement à vous, quand je ne maîtrise pas suffisamment un dossier et l’histoire d’un pays, je m’abstiens pour ne pas risquer de  desservir la cause en répandant des contrevérités. Et ne venez pas reprocher à cet enfant-soldat malgré lui de ne pas avoir témoigné sur la localisation des charniers à l’ensevelissement desquels il a participé. Car le pouvoir aux ordres de PARIS a un moyen de pression irrésistible pour faire taire la plupart de ses servants locaux : leur famille restée sur place. Je sais également par mes voisins Comoriens qu’il y a de nombreux parallèles à faire dans la manière dont la France asservit toutes ses anciennes colonies et installe des pouvoirs fantoches tuant dans l’œuf toute velléité souverainiste (au sens noble du terme bien entendu !).

Enfin sur le MALI, je tiens de source assez bien informée - la même qui nous avait annoncé en septembre 2012 que la France préparait une intervention armée pour début 2013 en dépit des dénégations officielles  - que la France va chercher à imposer un chef militaire d’origine Touarègue à la tête du pays courant du mois de mars. Et s’il s’agissait du Colonel Ag Gamo ? Quoiqu’il en soit, RDV dans quelques semaines pour voir si les prévisions de certaines officines altermondialistes parisiennes se réalisent.
Pour conclure, M. BRUGVIN et autres amis de SURVIE - car j’ai milité pendant plus de 10 ans à vos côtés, pas très activement il est vrai, hormis deux années sur PARIS - je vous accorde qu’il y a beaucoup d’autres sujets que la Côte d’Ivoire qui devraient nous mobiliser, mais il a fallu que pour la énième fois vous vous répandiez en calomnies sur Laurent GBAGBO et ses partisans dont je suis, alors que lui-même et ses proches sont emprisonnés, exilés pour beaucoup, ou encore assassinés pour d’autres, sans compter les arrestations extrajudiciaires, humiliations, tortures subies par la plupart d’entre eux surtout au pays. Quid de N'GUESSO, BONGO, COMPAORE, BIYA, EYADEMA, et autres dictateurs qui eux s'accrochent vraiment au pouvoir et font feu de tout bois pour s'y maintenir ? Doit-on en déduire que la popularité de Laurent GBAGBO est telle qu'à lui-seul il fait "vendre" plus qu'eux tous ? 

Excellente réception et salutations certes éprouvées mais toujours militantes

Christine COLIN-TIBALA
06 10 47 67 17


Le 26 février 2013 11:29, Thierry BRUGVIN  thierry.brugvin@free.fr a écrit :

Bonjour
Je dénonce tous les néocolonialismes envers l’Afrique et les PED
Et contrairement à d’autres sur cette liste, je n'ai pas un point de vue partisant,
je ne cherche pas à défendre Gbgbo ou Ouattara, mais je dénonce tous les pseudo-démocrates qui viennent dominer et piller leur peuple.
Ce n’est pas en soutenant un tyran contre un autre, qu’on parviendra à la démocratie dans le monde.
 Actuellement si Gbagbo, se retrouve devant la CPI, c’est parce qu’il n’a plus accepté de manger suffisamment dans la main du gouvernement français,
 mais qu’il a progressivement commencé à les évincer au profits d’autres pays, tels les USA ou les Chinois.
Il existe une multitude de preuve qui viennent appuyer mon point de vue.
Concernant le fait que ces deux dirigeants ont bien été au service des intérêts néocoloniaux, notamment française
et que Bgagbo à bien surfé sur l'ivoirité, Survie, qui lutte contre la françafrique et dont je suis membre depuis plus des années
à  les mêmes positions que moi :

Voici quelques autres liens.

Je ne pense pas que je répondrais aux autres mails sur la question
Car on ne fait pas changer quelqu’un qui ne le souhaite pas.
Ceux qui s’exprimer de manière insultante, s’abaissent eux-mêmes…
Cordialement
Thierry Brugvin


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