TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mercredi 5 décembre 2012

L'assassinat de Firmin MAHE : l'arbre qui cache la forêt des crimes de l'Armée française en Côte d'Ivoire !

Firmin MAHE avec son fils

Edith ZAEDI et Maître NDOUMOU avocat des parties civiles dans ce procès

ATTENTION, NOUS AVONS COMPRIS DEPUIS DEBUT 2013 QUE MAÎTRE NDOUMOU EST UN AVOCAT CORROMPU QUI A VOLONTAIREMENT SABOTE LA DEFENSE DE LA FAMILLE MAHE ET REVENDIQUE DEPUIS D'AVOIR ETE EMBAUCHE PAR L'ETAT FRANCAIS !

Excellente vidéo de Kamayiti qui relate cette affaire franco-française où l'on parle de tout sauf de la victime : 

L'assassinat barbare de Firmin MAHE le 13 mai 2005 à BANGOLO n'est que l'arbre qui cache la forêt des crimes de l'Armée française en Côte d'Ivoire. Soyons nombreux à assister au procès d'Assises de ses assassins qui se déroule au Palais de Justice de Paris salle S Métro Cité Ligne 4 jusqu'au vendredi  07 décembre 2012. Aujourd’hui jeudi 06 décembre il y aura le réquisitoire et  demain le verdict…


Point presse  041212 de Maître NDOUMOU avocat des parties civiles dans le meurtre de Firmin MAHE
Point presse 041212  Maître NDOUMOU avocat des parties civiles... Suite et fin
Il se peut que beaucoup d’entre nous n’aient pas compris l’enjeu de ce procès ou le sous-estiment grandement. On ne juge pas un acte isolé. Ce que l’on est en train de faire une fois de plus, c’est d’essayer d’accréditer la thèse selon laquelle la Côte d’Ivoire sous Laurent GBAGBO était un pays sans foi ni loi et que la gentille force Licorne était venue apporter la civilisation à tous ces sauvages, qui dans leur ingratitude n’ont pas compris que Firmin MAHE avait été sauvagement assassiné pour prétendument épargner des victimes innocentes.
Pour avoir assisté à trois jours environ de procès, je tiens à dire que ce que j’ai vu et entendu ne grandit pas la France loin de là… On pourrait pourtant s’attendre à ce que ce procès unique en son genre soit l’occasion pour l’Armée française de redorer son blason en occultant bien entendu tous ses autres crimes qui se poursuivent en toute impunité en Côte d’Ivoire… Eh bien non, même cela, condamner quelques « brebis galeuses », faire payer des lampistes pour rehausser le reste de l’Armée, l’on s’en garde bien… On va même plus loin : on justifie ce crime barbare en invoquant une certaine légitimité. Adèle DITO 3ème adjointe au Maire de BANGOLO, véritable et seule « caution indigène » comme le dit si bien Théophile KOUAMOUO du Nouveau Courrier de la soi-disant culpabilité de Firmin MAHE concernant les crimes odieux qu’on lui a imputés post-mortem ira même jusqu’à déclarer à la Barre ce mardi 4 décembre qu’il aurait fallu décorer les 4 soldats Français pour leur crime abject !
L’inversion de la victime est systématique dans ce procès : Firmin MAHE, lâchement assassiné alors qu’il gisait inconscient et donc présumé innocent ad vitam aeternam faute d’avoir pu bénéficier d’un procès en bonne et due forme est taxé de « criminel sanguinaire » à de nombreuses reprises tant par les avocats de la défense que par les hauts gradés qui se succèdent à la barre (pas moins de 8 généraux et une demi-douzaine de colonels)… Tandis que nos 4 soldats, mais surtout RAUGEL qui a reconnu avoir étouffé Firmin MAHE à l’aide d’un sac plastique fait figure de quasi héro aux yeux de tous. Un capitaine ira même jusqu’à dire que la mort de Firmin MAHE aurait évité un nouveau RWANDA et permis la réconciliation entre le Nord et le Sud ! Peu lui importe le génocide des WE toujours en cours fin 2012 à travers les massacres de petit GUITROZON, DUEKOUE, NAHIBLY, GUIGLO, mais aussi ANONKOUA KOUTE et toutes les autres exactions que connaît la Côte d’Ivoire, pourvu que ça fasse illusion aux yeux des jurés ou de l’opinion publique totalement instrumentalisés sur la Côte d’Ivoire…
Alors que les médias se sont littéralement rués à l’audience lors de la venue du Général PONCET et Michèle ALLIOT MARIE, ils n’ont que très peu relayé les témoignages pourtant poignants d’Edith ZAEDI la compagne éplorée de Firmin, sans compter ceux de son frère Jacques et de ses neveu et nièce.

Dans l’affaire Firmin MAHE, et si pour une fois on parlait de la victime principale… Firmin MAHE ?

 Les 4 membres de la famille ayant pu venir.
Les proches de Firmin MAHE : Edith ZAEDI, sa compagne ; Jacques Koulai DAHOU son frère aîné, Madeleine NONAHIN Pasteur, sa nièce et Gninion GUEHI son neveu ont enfin été autorisés à venir témoigner au procès. Rappelons en effet que jusque la fin de la semaine dernière, le Gouvernement Français retardait la délivrance des visas après que les autorités ivoiriennes aient longtemps tergiversé pour leur délivrer leur passeport. Le fait qu’ils viennent témoigner contre l’Armée française ou tout au moins 4 de ses zélés serviteurs n’a bien entendu rien à voir avec ces difficultés administratives qui ont failli être rédhibitoires sic !)… Sauf que Maître NDOUMOU a organisé une vaste campagne de dénonciation médiatique de cette tentative d’étouffement de l’affaire, opération qui a été couronnée de succès et a permis de faire venir 4 membres de sa famille. Ils sont là pour réhabiliter leur compagnon, frère ou petit oncle et obtenir réparation du préjudice subi notamment en obtenant le droit de récupérer le corps de Firmin pour pouvoir l'enterrer dignement.

Edith ZAEDI et Maître NDOUMOU avocat des parties civiles Firmin MAHE

Jacques Koulai DAHOU frère aîné de Firmin MAHE
Jacques Koulai DAHOU frère aîné de Firmin MAHE suite
La Famille de Firmin MAHE réclame Justice sans haine ni violence !
Les 4 soldats prétendent avoir agi certes illégalement mais légitimement en leur âme et conscience. Ainsi le soldat Guy RAUGEL que certains disent rongé par la culpabilité tient des propos qui démentent cet état d'esprit :
« À partir du moment où Mahé a été mis hors circuit, il s’est passé un an où il n’y a plus eu d’exactions. Mais ça a forcément un prix en victimes en moins. Et il faut savoir une chose, c’est qu’avant qu’on appréhende Mahé, à peu près un mois avant, Mahé avait commis une exaction qui avait eu pour incidence de bloquer l’axe économique Nord-Sud, ce qui fait qu’il n’y avait plus aucun véhicule qui partait. Ça engendrait des émeutes, ces émeutes engendraient des morts, à peu près une centaine de morts à Duékoué. Et donc ça, ce sont aussi des morts indirectes que l'on peut imputer à Mahé et à sa bande ».
« Oui j’aurais pu désobéir », répond Raugel. « Mais J’étais soulagé de savoir que cet homme-là ne ferait plus jamais de victimes. Sur l’instant, on a vu tellement de saloperies qu’on est passé de la légalité à la légitimité. Quand on voit ce qu’on a vu ! »
Finalement ce qui le ronge le plus ce n’est pas la culpabilité, mais bien plus la colère de voir que ces chefs s’en sortent à bon compte.  « J’assume et j’en souffre ! Et je veux que mes chefs assument !... Dans tous les pays c’est pareil, ce sont toujours les chefs qui s’en sortent.»
Le témoignage du sergent MUCH qui trouvait les méthodes du bataillon de RAUGEL indignes de l’armée française et qui s’en était plaint à ses supérieurs de même que celui d’un autre officier qui a dévoilé l’affaire et témoigné sur des pratiques indignes du colonel BURGAUD tel le fait de renvoyer des personnes arrêtées complètement nues, ont à peine été pris en considération. Nous savons pourtant que ce sont des pratiques courantes des rebelles et de leurs alliés Français (et nous en voulons pour preuve la photo de MAHO Gofléhi Denis « chef milicien autoproclamé" d'ailleurs cité par PONCET sous le terme de "chef de milice mafieux", totalement nu sur une  photo très médiatisée prise après son arrestation).
Devant ses hommes, le colonel BURGAUD n'a pas plus d'état d'âme :  « ce que faisait Firmin Mahé était inacceptable. Le supprimer était la moins pire des solutions ». Ce qui le dérange beaucoup plus, c'est le manque de courage du Général PONCET : « Cet ordre venait du général Poncet, chef de la force Licorne, mais il ne l'admet pas. L'indignité est désormais dans son camp ».

FIRMIN MAHE COUPABLE ENVERS ET CONTRE TOUT :

Les contradictions, les mensonges, la mauvaise foi, l’indécence,… Rien n’empêchera les 4 soldats incriminés et leurs ardents partisans à commencer par leurs avocats de continuer à marteler que Firmin MAHE était un monstre et qu’il méritait de mourir… Mais si on y regarde de plus près, après ces 7 jours de procès, quelles sont les preuves de sa prétendue culpabilité:
  •  Les photos qui circulaient sont floues et inexploitables, ce qui fait que tout le monde y compris les soldats assassins ont été incapables de l'identifier ;     Les soldats n’ont pas cessé de rabâcher, un peu comme des éléments de langage que l’on a appris par cœur et que l’on ressasse en permanence en espérant que la répétition collective les rendra plus crédibles, que la bande à MAHE écumait la région et que 24 morts au moins et de nombreux viols lui étaient imputables. Un officier est même allé jusqu’à dire que les soldats avaient évité un nouveau Rwanda et que la mort de Firmin MAHE avait permis de réconcilier la population. Or la principale témoin à décharge, Adèle DITO témoigne longuement sur les exactions de la Bande à MAHE en évoquant des crimes insoutenables avec renfort de précisions macabres (des bouts de bois que l’on enfonce dans le vagin,…) sauf que tous les faits relatés sont postérieurs à l’assassinat de Firmin MAHE du 13 mai 2005. Elle va même plus loin en insistant sur le fait que les crimes n’ont jamais cessé et que la bande à MAHE continue de sévir en 2012. Elle cite tous les membres de la bande en omettant volontairement Edith ZAEDI la compagne de Firmin MAHE et témoin oculaire de son arrestation qui était pourtant largement citée à l’instar de 16 autres membres de « bande à MAHE » qui obsédait tant les soldats français à l’époque au point de tuer Firmin MAHE son soit-disant chef dans son coma. Tous les Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire qui subissent les violences rebelles depuis le coup d’Etat du 19 septembre 2002 savent pertinemment que même si le phénomène des coupeurs de route en tant que criminels de droit commun existe, la plupart des crimes de masse commis dans les zones CNO (Centre, Nord Ouest du pays) ou à proximité le sont par les rebelles de OUATTARA soutenus par la FRANCE (cf lien suivant : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/09/le-silence-mediatique-sur-la-cote.html ) ;
  •  Si une bande sévit aussi gravement sur un territoire dont on assure la surveillance, le bon sens voudrait que l’on garde bien en vie son chef lors de son éventuelle arrestation afin de faire tomber le reste de la bande ou bien ?
  •  Firmin MAHE avait un casier judiciaire vierge alors que Nestor MAHE et deux autres acolytes avaient été arrêté le 4 mai 2005, relâchés le 10 mai et re-arrêtés le 12 mai (soit la veille du meurtre de Firmin MAHE) et retrouvés à MAN le 19 mai soit 7 jours entre les mains des soldats français sans aucune trace entre leur deuxième arrestation et leur réapparition ;
  • Les soldats de la LICORNE nous expliquent le plus sérieusement du monde qu’ils ont tué Firmin MAHE car le règlement prévoyait qu’il soit remis à l’ONUCI mais que cette dernière  remettait systématiquement les prévenus en liberté… Sauf que Nestor MAHE et ses complices  étaient toujours en prison en 2008, ce qui prouve bien que les coupeurs de route n’étaient pas systématiquement relaxés quand on les remettaient aux autorités locales... A noter également que s'il s'agissait purement de faire disparaître un témoin encombrant sans se salir les mains, les soldats de la Licorne auraient pu tout simplement le remettre aux autorités du Nord accusés d'éliminer physiquement tous les partisans réels ou supposés de Laurent GBAGBO par les... soldats de la Licorne justement (heureusement que le cynisme ne tue pas !).
  •  Quant au document présenté à grand renfort de cris comme quoi la famille même de Firmin MAHE n’aurait pas voulu de son corps en raison de sa malfaisance présumée, il est intéressant de noter que Mme Adèle DITO, 3ème maire adjointe au Maire de BANGOLO, qui a signé le dit document avoue ne pas avoir été présente spécifiquement à ce moment là, ne pas connaître la famille de Firmin MAHE, avoir reçu d’autres membres de sa bande postérieurement à sa mort pour une aide d’urgence, mais surtout comble du mensonge : l’autre personne a démenti avoir signé le document stipulant que personne ne voulait venir prendre le corps si bien que ce sont les soldats Français qui l’ont enterré où bon leur semblait tout en démentissant avoir jamais signé un tel document ! Il n'est pas anodin de constater que Mme DITO -témoin clé pour ne pas dire unique témoin - de la défense des accusés aurait été extradée par le Colonel BARRERA (même si elle ne s'en souvient plus) en 2006 et naturalisée très vite ensuite, comme pour services rendus. 
  • Il est important de constater l'incongruité des preuves apportées de la soi-disant criminalité de Firmin MAHE, à commencer par le faux document concernant l'identification et la remise du corps. Il est en effet établi que c'est Guy RAUGEL lui-même - qui a donc tout intérêt à charger lourdement le défunt Firmin MAHE pour justifier son crime abominable - qui va trouver Mme DITO et l'emmène au village pour annoncer la nouvelle de sa mort, établir le "faux" document (contesté en effet par le parent de Firmin MAHE supposé l'avoir signé) sur le prétendu refus de la famille de récupérer le corps. On ne peut pas être plus juge et partie... De la même façon, c'est le bataillon de Guy RAUGEL qui falsifiera les mains courantes du journal d'intervention autour de l'arrestation et du décès de Firmin MAHE ; une intervention pour rendre apte au fonctionnement  une arme soi-disant utilisée par la victime est prêtée au Colonel BURGAUD pour tenter de faire croire à un acte de légitime défense ; il est enfin appparu au cours de l'enquête que quelqu'un y ayant intérêt aurait apposé post mortem des empreintes capillaire du défunt sur l'arme... Cet acharnement à faire de Firmin MAHE un coupable à tout prix ne finira-t-il pas par devenir suspect même aux yeux des magistrats de bonne foi de notre bonne vieille patrie des Droits de l'Homme ?

Appel à la solidarité pour la prise en charge des frais d'hébergement de la famille de Firmin MAHE 031212






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